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Rugby Professionnel: ce qui a changé Imprimer Envoyer
Écrit par guitos   

 

 

rugby

Il y a une douzaine d'années, le rugby faisait ses premiers pas dans le professionnalisme. Pourquoi et comment s'est passé ce virage ? Si le rugby s'est professionnalisé c'est d'abord parce que le public est devenu plus exigeant.

S'il reste un sport, il est également rentré dans le monde du spectacle, parce qu'il est devenu populaire. Cette évolution est donc normale.
N'y a t-il pas un risque de dérive ? Le rugby possède un état d'esprit bien encré. Ce phénomène culturel devrait le protéger des excès qui touchent d'autres sports. Le professionnalisme a attiré un public beaucoup plus nombreux. Il y a une quinzaine d'années une rencontre de championnat, à Paris, attirait quelques centaines de spectateurs. Aujourd' hui ces mêmes rencontres, face au Stade Français ou Racing-Métro, se déroulent au stade de France devant 80 000 spectateurs. Si le nombre de spectateurs a considéablement augmenté, il a également changé au niveau de la  population. Avec l'arrivée du professionnalisme d'autres catégories socioprofessionnelles se sont intéressées à cette discipline. Les entreprises, le milieu du spectacle, les politiques se sont identifiés à ce sport parce qu'il véhicule des valeurs qui leurs correspondent. Le rugby, plus que les autres sports, semble porter l'image de la société qui avance, mais qui avance collectivement ( comme les avants d'une mêlée). Il y a dans ce sport de la beauté et de la force, comme dans les statuts de Michel Ange disait Jean-Michel Ribes directeur du théatre du rond-point à Paris.
Benoit Hamon, homme politique, déclarait il y a peu:  Ma passion pour le rugby vient d'abord de ma passion pour le sport. Mais, j'ai toujours considéré le rugby comme le sport le plus intelligent qui soit.
De nombreuses femmes, commédiennes bien connues, se passionnent pour ce sport. (Il est vrai que les calendriers du stade Français ne sont pas passés inaperçus). Carole Bouquet ou Isabelle Adjani, qui disait récemment : Je trouve le rugby très esthétique (ce mot cachait peut-être le mot " érotique")
Marcel Rufo le célèbre psychologue, passionné de rugby, supporter du R.C.Toulon et chroniqueur hebdomadaire sur le "Midol", parle de cette évolution du rugby. Dans un passé récent il s'inquiétait de la tournure mondialiste, des craintes de dérives, de la politique des nouveaux dirigeants, basée sur l'argent et pensait que l'on allait droit dans le mur, que tout cela risquait d'être éphémère. Aujourd'hui il fait son "Mea culpa" "J'avais complétement tort "dit-il. " Mon aveuglement provenait du fait que mon regard, tourné vers le passé, ne retrouvait pas les images vécues à l'époque" Le public lui, dès le début ne s'est pas trompé. La joie des supporters ne s'est pas estompée en voyant ces grands joueurs, venus d'ailleurs, mouiller le maillot comme le faisaient les "minots"il y a 30 ans.
Toutefois il faut être réaliste. Ce rugby ne va pas convenir à tout le monde. Il sera réservé aux grandes aglomérations dotées d'un tissus économique important. Actuellement on peut diviser le rugby en trois catégories. Le rugby professionnel qui comprend deux divisions : Le "Top 14" avec 14 clubs à gros budgets qui sont implantés, en général, dans les grandes villes. Ensuite il y a la "Pro D2", 16 clubs, soit au total 30 clubs profssionnels. On retouve cette division dans les villes moyennes (Aurillac par exemple). Ces deux divisions professionnelles sont sous le contrôle de la  L.N.R. (Ligue Nationale de Rugby). Nous avons ensuite le rugby amateur, composé de trois divisions Nationales. Fédérale 1 (48 clubs), Fédérale 2 (96 clubs), Fédérale 3 (226 clubs) tous sous contrôle de la F.F.R. (Fédération Française de Rugby). Un projet est à l'étude pour réduire le nombre de ces clubs amateurs pour les ramener de 370 à 280 soit une réduction de 90 clubs. Puis il y a le rugby Régional géré par les comités Régionaux et Départementaux sous tutelle de la F.F.R.

Mise à jour le Samedi, 01 Mai 2010 18:28