En 1939 Alfred Jacomis
Un natif du petit village
d'Albepierre
Champion de France de ski de fond !
C 'est le 9 juillet 1910 que naquit Alfred Jacomis, 3ème enfant d'une famille d'agriculteurs d'Albepierre.
Après quelques études, le jeune Alfred regagne le village natal
où il retrouve les travaux ruraux: fenaison, moisson, sans oublier chaque jour la traite
des vaches.L 'été on montait les vaches sur les versants verts du Plomb où
le vacher transformait sur place le lait en bonnes grosses fourmes. L'hiver on laissait
un troupeau dans une étable du haut, c'est à dire un peu plus haut
qu'Albepierre vers Prat-de-Bouc pour qu'il puisse manger sur place le foin
engrangé durant l'été. Chaque soir, hiver comme été il fallait faire le
trajet d'Albepierre à cette étable pour la traite, et il fallait redescendre le lait au
village, et ceci deux fois par jour...
Les hivers sont rudes en montagne, et à cette époque, dans les années 1925, on ne
circulait qu'à skis, et Alfred, parce qu'il était le plus débrouillard à skis était
chargé du service d'en haut. Matin et soir, il montait à ski par n'importe
quel temps. Il la connaissait la montagne! Je ne me suis jamais perdu. Que
voulez-vous. J'y suis né... Pour redescendre ça n'était pas le plus facile, car il
transportait un bidon de 20 à 30 litres de lait, et c'était continuellement qu'il
faisait prouesses sur prouesses pour que le bidon arrive en bon état à Albepierre.
Inconsciemment, il améliorait son équilibre,son endurance, ses muscles s'habituaient
à l'effort...C'est ainsi qu'il se prépara à devenir un véritable champion de ski.En
1928 il s'inscrivit au club de ski d'Albepierre, créé en 1909. C'est à ce club que le
découvrit son futur manager, Monier-Granier.
Il avait un style particulier, il trottait sur ses skis exactement comme à
pied; le mouvement de ses bras était identique et cela formait un tout vraiment
curieux. Il eut d'ailleurs beaucoup de mal à se défaire de ce style primitif. Alfred ,
malgré l'effort fourni ne suait jamais, et terminait aussi sec qu'il était parti.
Lutter contre soi même pour triompher,
telle était la devise d'Alfred Jacomis et de son entraîneur.
Avec son matériel de fortune des skis taillés par son père,
Jaco remportait toutes les compétitions locales.En 1930, il remporte haut la
main le concours de ski de Besse.. Il termine le parcours très frais avec 9'd'avance,
soit 1km,5 sur 20 kms!
En 1930 toujours, il participe à une course au Lioran. Les
favoris viennent du Puy-de dôme...Jaco racontait: Lorsque je passais la
bande d'arrivée je fus assez étonné, car à part moi il n'y avait personne, aucun
officiel, aucun chronométreur en vue; je pensais avoir écourté le trajet sans m'en
être rendu compte, quand j'eus l'idée de jeter un coup d'oeil au bistrot de l'époque .
Là, quelle ne fut pas ma surprise: ces messieurs se réchauffaient autour d'un bon vin
chaud! Mon apparition fit l'effet d'une bombe. Ils furent très blessés dans leur amour
propre, car je venais de leur démontrer qu'ils s'étaient trompés en faisant le calcul
du temps minimum mis pour faire le parcours...
En février 1931Ilparticipe à Villars-de-Lans aux championnats de France
de fond.Parti 39ème sur 120 concurrents il termine 19ème battant
Cachat,l'homme de Chamonix.
De 1932 à 1935, son entraîneur essaie en vain de le faire sélectionner dans
l'équipe de France. Les dirigeants ne pouvaient s'imaginer qu'un Cantalien remporte des
titres jusque là réservés aux coureurs des Alpes, du Jura ou des Pyrénées...
A force de ténacité, en 1936 il parvient à entrer remplaçant de l'équipe de
France, puis titulaire,puis international olympique!
C'est le 6 février 1936 qu'Alfred pose le pied à Garmisch Partenkirchen
en Allemagne pour participer aux 4° jeux olympiques.
Lui le paysan d'Albepierre un peu perdu dans cette foule hétéroclite termine
8°/16 au relais et 44°/72 au fond spécial des 18 kms.
L'année suivante, en 1937, malgré un entraînement très incomplet,
Jaco termine 3° aux championnats de France.
Enfin, en 1939 il participe aux championnats de France
internationaux de grand fond et devient champion de France!
Il dit à ce sujet: J'ai parfaitement réussi mon fartage, chose
primordiale, et enfin J'ai pu pour la première fois me servir
d'une paire de skis dont les arêtes en fibre m'ont permis de marcher sans
fatigue. Pour lui, il a obtenu la gloire non pas grâce à sa volonté, mais grâce
à ses skis et son fartage. La modestie
ne l'a jamais quitté...
| En 1999
Francis Charbonnel
Nouveau record battu en avril 99
223,848 kms/h !!
Arapirou d'origine
et vivant à Clermont-Ferrand
sera-t-il champion de France de ski de vitesse?
Francis , originaire d'Albepierre a pulvérisé son propre
record de ski de vitesse, skiant à près de 220 kms/h sur la piste olympique des Arcs en
Savoie!
C'était en mars 1998.
Depuis qu'il a franchi la barre mythique et psychologique des
200km/h en 95, il améliore tous les ans ses performances, mais cette année sa
progression a été énorme et l'a rapproche des meilleurs mondiaux.
C'est sur une piste superbe que Francis s'est élancé le dimanche
29 mars 1998 pour un run parfait après avoir réalisé un premier record à
217.987 km/h au run précédent.
C'était fabuleux déclare t-il: pour atteindre ces vitesses
il faut partir de très haut sur la piste, l'accélération est foudroyante et nous n'avons que très peu de temps pour nous mettre en position et suivre la bonne trajectoire.
7 secondes et 400 mètres plus bas on est à plus de 200 km/h et ça commence à être
sympa! A 220 km/h on vole, les sensations sont uniques et ce que l'on ressent est très
personnel mais cela ne suscite qu'une seule envie, remonter pour aller plus vite.
La saison passée Francis a organisé un stage de découverte aux
Arcs pour les skieurs Auvergnats qui sont venus découvrir cette discipline riche en
sensations fortes. Il a toujours en projet d'organiser une course en Auvergne et
renouvellera la formule des stages dans les Alpes.
En été Francis il a travaille son matériel, casques et bâtons mais recherché
également des sponsors qui lui permettront de réaliser son prochain challenge :
skier à plus de 230 km/h.
Alors cette barre des 230 km/h va-t-elle être franchie ?
C'est ce que les arapirous souhaitent de tout coeur à l'enfant du pays!
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