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L'arrivée du professionnalisme, dans le rugby, a modifié la donne. L'argent est devenu le nerf de la guerre. Il est partout et prend de plus en plus d'importance dans le sport. L'enjeu s'est invité au détriment du jeu, des valeurs, de la passion, de la convivialité. Ce qui était un CLUB est devenu une entreprise. Il est passé des mains de dirigeants connaisseurs et passionnés, à celles de Chefs d'entreprises. Dans nos propos, il n'est nullement question de faire grief aux dirigeants d'entreprises, mais simplement de soulever quelques différences, qui nous semblent fondamentales, entre le monde de l'entreprise et celui du SPORT.

Ballon rugby n

Les contraintes, imposées par le rugby professionnel ont, sans doute, quelques similitudes avec celles de l'entreprise ! Néanmoins le rugby reste, d'abord et avant tout, un jeu. Un jeu avec des valeurs culturelles qu'il a su véhiculer dans un passé pas très lointain. Ce côté culturel, propre au rugby, est souvent méconnu, voire ignoré, par les dirigeants issus du milieu des affaires. Le rugby a changé, c'est une évidence ! Les médias s'en sont emparés, le nombre de spectateurs et surtout de téléspectateurs a fortement augmenté. A l'inverse, celui des vrais supporters, ceux qui sont toujours présents, quel que soit le résultat, ceux là se font plus rares. Pour quelles raisons me direz-vous ? D'abord parce qu'ils ne s'y retrouvent plus. Ensuite parce ces nouveaux dirigeants (à quelques exceptions près) considèrent que le supporter ne représente que très peu de choses au niveau de l'apport financier, comparé aux autres partenaires ou à la télévision. Cette situation nous semble gravissime et dangereuse pour l' avenir de ce sport.

Aujourd'hui l'entreprise, qui gère le sport, s'est substituée au CLUB ! Alors ou se situe la différence ? Un CLUB c' est une association de gens qui partagent une même passion, des mêmes valeurs. Des gens qui ont envie d' échanger, boire un verre, le tout dans la plus grande convivialité. Se retrouver ensemble, après une rencontre ( supporters, partenaires, joueurs, dirigeants) pour partager une passion commune. On appelle celà "les 3e mi-temps". Hors avec l'arrivée du rugby professionnel, certains ont  "oublié " ce côté convivial et culturel qui a contribué, dans le passé, a donner au sport en général et au rugby en particulier ses lettres de noblesse. Si les stades, dans leur configuration purement sportive, sont devenus modernes et attrayants, il n'en est pas toujours de même des strutures d'accueil d'après match.

Au niveau du jeu, proprement dit, on est en droit de se poser des questions ? S'il est devenu plus rapide, avec des temps de jeu effectifs multipliés par trois, des scores plus importants (40 points de moyenne par rencontre), des essais en plus grand nombre (50% en moyenne de points marqués à la main), il laisse néanmoins le connaisseur sur sa faim ! Les acteurs sont des athlètes, plus denses, plus rapides, les chocs plus violents. Cette situation n'est pas sans inquiéter, y compris le corps médical. Les joueurs semblent pourtant mieux préparés ? Les arbitres plus attentifs à la santé des joueurs (demandes de protocoles commotion plus fréquents). Tout celà semble pourtant insuffisant ! Par ailleurs le jeu pratiqué semble manquer d'efficacité par rapport à la débauche d'énergie. Si la préparation physique des acteurs semble satisfaisante, en est-il de même pour la partie technique ? Faut-il que le législateur repense les règles, sans dénaturer le jeu ? Peut-être ! Néanmoins on constate qu'en utilisant les mêmes règles, certains Pays ne pratiquent pas tout à fait le même jeu !

Alors cherchez l'erreur ?

G.B.