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L'espace d'un instant
A l'heure où nous mettons sous
presse les pages que vous allez parcourir, les frênes se
décidaient tardivement à "monter les feuilles". La
nature n'échappe pas au vieil adage : "chaque chose en son
temps". L'Homme non plus.
Deux ans après son premier galop
d'essai, Cantal Magazine prend son envol avec un rythme trimestriel,
une nouvelle équipe, des changements dans la forme et une certitude
quant au fond : Cantal Magazine vivra pour le Cantal. Mais aussi par
le Cantal et les cantaliens.
Grâce à ceux qui nous ouvrent leur
porte et leur cœur l'espace d'un instant. Le temps de saisir le
rire imagé du photographe Pierre Soisson, de capter la délicate
application tout en couleurs de la vitrailliste Emilie Cricq ou bien
encore de découvrir la détonante passion d'Alex Hermant pour la
foudre. Les buronniers ont retenu notre attention aussi.
Traditionnels ou avant-gardistes dans la conception de leur vie en
montagne. Tous dépositaires d'un patrimoine qu'ils n'ont pas choisi
de négliger. Quant aux "castagnaïres", c'est avec un
petit fruit en bogue qu'ils valorisent la transmission de leur
culture.
Réaliste mais optimiste, et dépourvu de toute appartenance
politique, Cantal Magazine se veut avant tout la revue d'un Cantal
qui vit. Conscient de ses problèmes. Mais surtout efficace à
trouver des solutions. Si nous voulions relater toutes les
initiatives réussies, les levées d'obstacles réalisées ou en
cours, chaque perspective d'avenir d'un pays comme le notre, c'est
pour un rythme hebdomadaire qu'il nous faudrait opter.
Allons, laissez vous aller... A la beauté d'un monde que nous
envient les gens des banlieues. " Il est des chemins si doux
au pas qu'ils vous ramènent toujours sur le versant
chaleureux de la mémoire et de la vie". Dans ce numéro
d'été, nous faisons le pari un peu fou de vous entraîner
l'espace d'un instant au creux d'un de ces chemins ou plus près
d'une de ces "forteresses d'humanité" croisées au
détour d'un reportage.
Puissent ces instants vous informer avec justesse et élégance. Et
vous faire rêver aussi. Car le rêve est autorisé quand l'espace
est illimité...
Monique Roque
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