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Le trottoir, lieu de culture

     Je rassure tout de suite les Cantaliens, ils peuvent continuer à flâner tranquillement et pour longtemps sur les trottoirs des villes et villages du département.

      Nous  avons la chance de vivre dans un environnement de qualité à proximité immédiate de la campagne et nous n’avons aucunement besoin d’encombrer le moindre espace en semant et plantant divers légumes comme cela semble se développer dans certaines villes.

     L’agriculture urbaine a, paraît-il, de beaux jours devant elle si l’on en croit l’agence alimentaire de l’ONU car « en 2050 près de 80% des 9 milliards d’habitants de la planète vivront en ville et les cités qui produiront une partie de leur alimentation seront avantagées ». Pour cela il faudra utiliser tous les espaces possibles, balcons, rebords de fenêtres, caves, toits, plats de préférence, trottoirs … 

     Quelle aubaine pour les gentils toutous des villes qui ne vont pas manquer de s’arrêter au pied des tomates, haricots et autres cucurbitacées pour leur apporter un peu de fraicheur …

     Actuellement, dans certaines villes, on sème et plante des légumes en libre accès pour les passants. L’idée est généreuse mais arrivent-ils à maturité avant d’être cueillis ?  Ce n’est pas sûr, on doit se presser sinon se disputer pour les cueillir car ils sont, paraît-il, naturels, cultivés sans traitement.  La pollution urbaine a disparu de façon magique !

poules trottoir 

A bas les cages, retour sur les trottoirs!.

     Il y a aussi un engouement pour les cocottes ; les nids de poules que chacun a pu constater au sortir de l’hiver ont certainement influencé cette nouvelle mode …  L’ambiance sera assurée sur les balcons car on imagine mal les gallinacés sur les trottoirs ou dans les rues, comme autrefois dans certains petits villages où les accidents mortels n’étaient pas rares. Que de plumes ont pu voler !

     Le chant du coq va peut-être remplacer le son de la cloche ? Plus besoin de monter le réveil !

     Il paraît même que dans certaines villes des rues vont être rebaptisées : rue du rutabaga, du topinambour, de la courge et j’en passe.

     L’autonomie alimentaire des grandes villes, c’est pour demain ! Rendez-vous en 2050 !