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HISTORIQUE DE L’ESCOLA FELIBRENCA
Depuis sa fondation en 1974 ( œuvre de Clément Besombes devenu en 1985
majoral du fébrilige ), l’école fébriléenne de Mauriac, née pour mettre en
valeur la noblesse et la richesse du parler mauriacois ( parler de l’auvergnat
méridional de l’ouest ) a connu plusieurs étapes dans son activité.
Dans un premier temps elle tenait des réunions mensuelles dans une salle de
la mairie, il s’agissait de donner à ses membres une culture de base sur le
fébrilige: origine, orientation, méthodes de travail, découverte des œuvres de
base, découverte des félibres cantaliens.
Les assemblées générales comprenaient outre leur nécessaire aspect
administratif, un petit repas traditionnel et une veillée. Ces veillées étaient
décentralisées ( Pons, Salins, Drugeac, gare de Mauriac, Moussage…). Le
magnétophone à la portée de la main, les responsables enregistraient chants,
contes, récits facétieux.
On passa ensuite à la transcription graphique de ce matériel. Cela fit
l’objet de longues discussions, les mauriacois ayant été habitués à une graphie
à la française par le chroniqueur éditorialiste ( et collaborateur ) du "Réveil
de Mauriac", Justin Bourgeade. Un inventaire complet des termes en Oc publié
dans le Réveil fut réalisé ( par un T.U.C affecté à la Miramontesa et par les
élèves de la section occitan du Lycée Marmontel dans le cadre d’ un P.A.E). Fort
heureusement, et ils n’avaient pas le choix, les élèves travaillaient en graphie
moderne ( étymologie classique). Il fut donc possible de sortir rapidement un
numéro spécial de la revue de la maintenance d’Auvergne du fébrilige, La Cabreta
consacré uniquement au parler mauriacois. Tous les membres de l’Escola n’étaient
pas encore convaincus du bien fondé du système graphique ( imposé par le
Capistol ). Des progrès furent réalisés quand Clément Besombes, répondant à une
demande du directeur, le Député Maire Augustin Chauvet, ouvrit dans Le Réveil sa
chronique occitane "Les Novèles prepaus". Plus de 600 textes ont été publiés (
maintenant un membre de l’Escola, Jean Faucher a fait son entrée avec des
souvenirs du vieux Mauriac. Dans ses écrits beaucoup de personnes retrouvent des
personnages oubliés). L’Escola a par ailleurs un bulletin BUTA (qui n’est pas
sorti depuis 2 ans pour raisons financières et parce que les loisirs de l’équipe
dirigeante sont pris par le CONSERVATOIRE.
VERS UN CONSERVATOIRE DES TRADITIONS RURALES.
En 1983, La Miramontesa s’est vue affecter un local à Mauriac ( Elle est
devenue le Groupe Artistique de l’ Escola et a inclus dans son spectacle, dans
sa première cassette audio des morceaux collectés par l’Escola. Elle a également
créé sur des musiques du voisin ( Spontour, commune corrézienne de Soursac)
Altéro Betti; sur des musiques de l’ ami Altéro, Clément Besombes a composé des
paroles occitanes. Depuis le répertoire du groupe a évolué sous l’ influence
limousine et avec la création collective.
Très rapidement la salle de la rue Marcel Bonnet est devenue, pendant la
saison estivale, une salle d’ exposition pour des créateurs locaux et pour des
outils qui commençaient à sortir des greniers des membres du groupe.
L’impulsion était donnée pour lancer, la Miramontesa d’abord, puis
l’ensemble de l’Escola dans une collecte de témoignages du passé rural (avant
les années 50, véritable charnière dans les techniques agricoles et arrivée de
la grande mécanisation). L’ Escola a donc vu germer en son sein le but
lointain d’ installer un musée; un P.A.E du Lycée Marmontel intitulé "de
l’araire al ventadorn" a bénéficié des apports en matériel et en témoignage du
premier travail de l’Escola et a débouché sur une diffusion en direction du
secteur scolaire. La publication a fait affluer de nouveaux témoignages et des
offres de dons de matériel. L’affaire paraissait donc jouable. Il a fallu
récupérer le matériel et le rassembler dans un local dont le propriétaire était
membre de l’Escola.
A partir de là le projet a été présenté à Monsieur le maire qui a fourni
annuellement une subvention pour achat de matériel.
L’Escola s’est lancée dans la recherche d’un local. Il a fallu deux ans de
visites de locaux agricoles pouvant être achetés par la commun. Enfin "l’Ostau
roge", route de Pléaux s’est trouvée en vente. L’acquisition par la commune
a demandé 8 mois. Il a fallu une année de travaux rudes et quasi quotidiens pour
des membres de l’association présentant des compétences pour restructurer le
niveau cuisine grange et grenier, avec l’aide d’un C.E.S de la commune, fort
heureusement technicien en bâtiment et disposant pour la menuiserie des machines
de son père, artisan menuisier retraité. Sans cela nous n’aurions pas abouti.
Imaginez la mise en place des planchers, d’un escalier avec seulement des outils
à main et …de la bonne volonté!
En janvier 97 commençait l’installation de l’outillage au niveau 2 (
grange et cuisine). Il fallait aller vite sans oublier la vocation félibréenne
de la réalisation ( nom des machines, des outils, des ustensiles en français et
en oc) de panneaux bilingues. Le Musée devenu "Conservatoire des Traditions
Rurales de la Communauté Urbaine de Mauriac-Le-Vigean" se remplit de matériel
lourd: de l’araire à la batteuse en passant par les premiers tracteurs… En 1997
le niveau 2 fut inauguré et ouvert au public.
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