Photo et présentation >>>
Le mot de Bienvenue par J.L.Philippart >>>
L'originalité d'Albepierre", exposé de Michel Rouche>>>
Transcription du mot d’accueil prononcé à la Cousinade RIGAL d’Albepierre samedi 17 juin 2006
Bienvenue à toutes
et à tous.
Mon nom est
Jean-Louis Philippart, époux de Céline Rigal née à Albepierre, dans
la lignée de François Rigal dit l’héritier.
Au nom du comité
d’organisation de la Cousinade, je vous remercie d’avoir répondu
massivement à l’invitation qui vous a été adressée. Nous sommes, en
effet, très précisément 195 personnes rassemblées ici pour cette
manifestation familiale. 60% d’entre vous viennent de la région
Auvergne dont une moitié du Cantal ce qui veut dire que 40% des
personnes de cette assemblée viennent d’autres régions notamment d’Ile
de France, de Normandie, de Charente, de Midi Pyrénées, Languedoc
Rousillon et d’autres encore… Victime de ce succès, nous avons du
limiter le nombre de places assises dans cette salle communale pour
vous accueillir tous. Nous vous prions donc de nous excuser de ce
désagrément qui, je vous l’assure, ne se reproduira pas pour le
déjeuner qui sera pris ailleurs.
Je remercie
particulièrement tous ceux d’entre vous qui ont servi de relais afin
que nous soyons le plus nombreux possible. J’accueille très
chaleureusement tous ceux qui découvrent Albepierre pour la première
fois, notamment les descendants de Rigal Jacques et de Jeanne Rigal
épouse de Jean Rodde ( ils se reconnaîtront) qui comme certains que
j’ai rencontré il y a quelques mois, ignoraient tout ou presque de
leur ascendance Rigal. Je remercie enfin tous ceux, arapiroux ou
non, qui ont œuvré à la préparation de cette journée,
particulièrement les municipalités d’Albepierre-Bredons, Laveissière
et Murat, Jean-léon Rigal propriétaire de la grange Daucou, Patrick
Andrieux ainsi que Michel Rouche, historien, professeur à la
Sorbonne, descendant lui aussi d’Antoine Rigal, qui nous
présentera dans quelques instants un exposé qu’il a tout
spécialement préparé pour nous.
Avant de vous
apporter les explications généalogiques que vous attendez : voici
quelques informations pratiques :
- Après l’exposé de Michel Rouche, d’une vingtaine de minutes, nous nous
dirigerons ensemble vers la grange Daucou située à 100 mètres d’ici.
Nous nous rassemblerons près de la grange devant la maison Daucou
pour une photo de famille qui sera réalisée par M..Chabrier,
photographe à Murat. Les personnes intéressées par l’acquisition
d’une photo (prix 10 euros) devront prendre directement contact avec
le photographe.
- Après la
photo, nous fêterons au champagne la première cousinade Rigal
d’Albepierre et nous déjeunerons dans la grange.
- A l’issu
du repas, une visite informelle du village sera proposée à ceux qui
le souhaiteront.
Avant d’entrer dans
le vif du sujet, un mot sur la commune et le village d’Albepierre,
berceau de la famille.
A l’époque
d’Antoine RIGAL, notre ancêtre à tous ici, la commune portait le nom
de Bredons, et ce n’est qu’en 1953 que la commune pris le nom
d’Albepierre-Bredons pour tenir compte de la réalité démographique
du village d’Albepierre dont la population était très supérieure à
celle de Bredons. La commune qui possédait plus de 1100 habitants
en 1833 quand mourut Antoine RIGAL, ne compte maintenant que 230
habitants. Une quinzaine d’exploitations agricoles tournées vers
l’élevage et la production laitière subsistent encore. Le tourisme
est un atout majeur du village d’Albepierre grâce aux 400ha.
d’estives au dessus de 1250m d’altitude et aux 1000 ha. de forêts
autour d’Albepierre sur les flancs Est et Nord Est du massif du
plomb du Cantal. En été comme en hiver, Albepierre est un havre de
tranquillité pour les amoureux de calme et de repos, ce qui ne
saurait cacher les difficultés engendrées par la décroissance
continue de la population ici, comme dans l’ensemble du
département.
Venons en
maintenant aux motivations qui m’ont conduit à entreprendre notre
Cousinade RIGAL.
Rigal était,
autrefois un nom très répandu à Albepierre. Madame Pottier née
Renée Rigal, absente aujourd’hui vu son grand âge, me rappelait
récemment que durant sa jeunesse « il y avait plus de 14 familles
Rigal » à Albepierre. Encore aujourd’hui le nom Rigal est porté par
plusieurs familles sans parenté connue avec la notre. Seuls les
descendants d’Antoine RIGAL né en 1769 et décédé en 1833 font partie
de notre rassemblement.
Actuellement deux
lignées de Rigal, coexistent à Albepierre. Pour les personnes les
plus âgés on savait bien que ces deux lignées étaient parentes mais
on ne savait plus comment ! Trouver l’ancêtre commun et démontrer la
filiation constituait donc un objectif que je me plus à atteindre
d’autant que la recherche en général est un exercice qui m’est
familier.
Parlons maintenant
des documents qui sont entre vos mains :
Nous vous adressons
tout d’abord nos excuses pour les erreurs et surtout les
omissions que vous constaterez certainement. Le travail qui vous est
présenté n’est pas complet ! C’est une étape. Il reste bien des
recherches à faire et si certains d’entre vous veulent s’y consacrer
il a du travail pour tous.
Les documents sont
de deux natures :
- D’une part, sur
une feuille grand format, vous disposez de l’arbre généalogique
descendant de RIGAL Antoine (1769-1833) sur quatre générations et
une énumération des branches « principales » à la quatrième
génération. Ce document essentiel est remis à tous les participants.
Chaque lignée de la troisième génération qui présente une postérité,
a été définie par une couleur. Chacun d’entre vous porte un badge à
la couleur de la lignée à laquelle il appartient.
Ainsi :
o
La couleur rouge regroupe les branches 1, 2, 3 et 4,
dans la lignée de Rigal Antoine et Catherine Daucou. (photos)
o
La couleur jaune regroupe les branches 5, 6 et 7, dans
la lignée de Marie Anne Rigal et Bertrand Daucou (photo)
o
La couleur verte regroupe les branches 8, 9, 10, 11 et
12, dans la lignée de François Rigal dit l’héritier et Marie
Chavignier. (photos)
o
La couleur bleue comporte la branche 13 dans la lignée
de Jacques Rigal et Julie Lhérideau.
o
Et enfin la couleur blanche regroupe les branches 14
et 15 dans la lignée de Jeanne Rigal et Jean Rodde.
- D’autre part,
certains d’entre vous disposent d’une liste indentée de tous les
descendants de RIGAL Antoine, soit 699 personnes connues (conjoints
compris) sur 9 générations. Pour faciliter la lecture, chaque
lignée et chaque branche sont repérées. L’importance du dossier
généalogique complet (13 pages) nous a conduit à réduire la
distribution de ce document à certaines générations seulement, mais
les 80 dossiers remis devraient permettre à chacun d’entre vous
d’en prendre facilement connaissance et de les reproduire. Enfin,
pour respecter la règle de confidentialité dite « des 100 ans »,
nous avons volontairement réduit les dates de naissance, mariages et
décès à l’année seulement dans la liste indentée.
Nous espérons
qu’avec nous, vous considérerez que ces documents sont préférables à
un immense arbre généalogique que nous aurions pu afficher qui
aurait été probablement illisible car les caractères auraient été
petits et qui aurait été difficile à consulter quand on est très
nombreux.
Pour clore cette présentation je vous invite à prendre la grande
feuille présentant l’arbre généalogique descendant d’Antoine Rigal
sur les quatre premières générations et à suivre l’histoire de
François Rigal dit l’héritier né à Soulage, commune de
Saint-Saturnin dans le Cantal qui vint s’installer avec toute sa
famille à Albepierre alors que son père qui se nommait également
François avait quitté Albepierre cinquante ans auparavant.
Notre ancêtre commun à tous, Antoine Rigal, né en 1769, surnommé
Brajagou ou Brajacou, cela dépendait des officiers de l’état civil,
propriétaire exploitant à Albepierre, eut trois enfants : Antoine né
en 1795, François né en 1797 et Pierre né en 1807.
Antoine était l’aîné avec douze ans de plus que Pierre
et tout naturellement il devint le légitime successeur de son père.
François, le cadet, né deux ans après Antoine, travailla longtemps
aux côtés de son père mais en 1828, à l’âge de 30 ans, il quitta la
ferme familiale à l’occasion de son mariage à Saint-Saturnin avec
Anne Roux de Soulages, et il s’installa comme gendre. Anne, son
épouse âgée de 31 ans, était devenue chef de l’exploitation
familiale depuis le décès de son père trois ans auparavant.
Pierre, le petit dernier, propriétaire cultivateur à
Albepierre, exerça aussi la profession d’hongreur. Jusqu’à son décès
en 1879 il resta célibataire. Peu avant, le 22 septembre 1876 devant
maître Missonnier notaire à Murat, Pierre, sans postérité, décida
de vendre en viager ses biens au profit de son neveu François Rigal
moyennant une rente annuelle de 1200 francs.
François Rigal, neveu de Pierre Rigal, était né en 1831 à Soulages,
de François Rigal et Anne Roux, et avait épousé en juillet 1854
Marie Chavignier de La Pradier avec laquelle il avait eu sept
enfants au moment de la vente en viager des biens de son oncle
Pierre. L’année 1876 fut donc l’occasion pour François, deuxième du
nom que l’on surnomma par la suite « l’héritier », de venir
s’installer à Albepierre que son père avait quitté cinquante ans
auparavant. Il habita pendant un temps avec Pierre à la Combe et
construisit aux Trois Pierres une maison d’habitation pour sa
nombreuse famille puis un corps de bâtiment pour son exploitation,
et emménagea quelques années plus tard.
Vous êtes invités à revoir ou découvrir ces lieux et d’autres encore
cet après midi si vous le désirez.
Je vous remercie de votre attention et je cède la parole à Michel
Rouche. Après son intervention vous pourrez poser toutes les
questions que vous souhaitez.
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