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Delclaux Pierre

Écrit par Labrousse le .

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  ART et MEMOIRE.

Pierre DELCLAUX


→ Un artiste aux multiples talents

→ Un itinéraire séduisant : de la Corrèze au Lot, au Cantal, à Paris, à Dakar, à Toulouse…

→ Des parrains prestigieux : André Malraux et Jean Lurçat

delclaux malraux tronquieres

André Malraux en visite chez Pierre Delclaux à Tronquières. Ici avec Mr Masbou et la belle-soeur de Pierre Delclaux

 

Pierre DELCLAUX est né à SAINT-CHAMANT en Corrèze, dans ce département où se fixèrent ses premières émotions
esthétiques.

Après des études à l’Ecole des beaux-arts de Toulouse, il fut l’élève de Jean LURCAT de 1954 à 1961.
Sous son influence, il réalisa tapisseries, cartons, tableaux,…

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Pierre Delclaux (à gauche) présente à un diplomate une de ses tapisseries.
Il fut élève de Jean Lurçat.

A partir de 1957, il fit des expositions de ses œuvres en Corrèze, dans le Lot, à Paris, à Toulouse.

Il présente une cimaise éclectique dans le choix des sujets et dans leur facture :

Paysages de Provence :

  • Le moulin à huile

  • L’amandier

  • Les trois arbres

  • Le repiquage du riz

Paysages des Causses :

  • Village

  • Rue d’Enynac

  • Rue du Vallabrais

Paysages du Limousin :

  • Pont d’Argentat

Scènes réalistes :

  • Le brocanteur

  • Le rempailleur (étude en jaune très caractéristique)

  • La marchande de violettes

  • Les bohémiens

Scènes marines :

  • Port du Picquey

  • La pêche à la foëne



Portraits :

  • Dont un portrait d’André MALRAUX


Citons, entre autres, cette appréciation sur l’art de Pierre DELCLAUX par

le peintre POULAIN, conservateur du musée GOYA à Castres :

« Sa peinture de prime saut, qui a l’air d’être désinvolte, vous en fiche cependant un sacré coup… »

 

De 1962 à 1964, il est professeur à l’académie des beaux-arts de Dakar.

Des problèmes de santé le contraignent à revenir en France. Il réside à Aurillac

où il continue ses tableaux et ses recherches.

Il réalise une remarquable céramique de 27 m² dans la chapelle du Teulet.

Homme attachant, au franc parler méridional, mais aussi avec l’air du titi parisien et bonne tête à la Brassens, il fut l’objet d’un reportage télévisé le 19 mai 1958.

C’est son œuvre « le chemin de croix de Latronquière » qui lui donne sa consécration officielle. A cette occasion, il fixe dans son œuvre l’intense émotion d’un épisode le la seconde guerre mondiale : Mai 1944, le chef-lieu du canton est envahi par deux mille S.S. Il faillit être brûlé et détruit tel Oradour sur Glane… Toutes les maisons furent pillées, 21 otages furent déportés. Tragique holocauste qu’il faut hélas rappeler…

Une idée obsède Pierre DELCLAUX : associer le martyre du Christ à celui des déportés de la bourgade lotoise.

Hardiesse de l’esprit, générosité du cœur dont l’expression se retrouve sur les quatorze tableaux représentant le chemin du golgotha : le golgotha, la marche au calvaire : les mêmes victimes sous le fouet des centurions ou sous les bottes nazies, c’est dans les rues de Latronquière, maison après maison, qu’il nous le relate. Il y eut un Judas, il y eu des Pilate. Sous les coups, le lamentable troupeau fut acheminé à l’écart du bourg à Tarinque. Oui, le décor du supplice, ce sont ces maisons bourgeoises, ces épiceries fermées, ces rues désertes…

Les bourreaux du Christ sont remplacés par les S.S. de la sinistre et criminelle Division Dan Reich, conduisant leurs otages.

L’image linéaire du Christ comme en surimpression domine les différentes étapes du calvaire. Celui-ci se termine par le tableau qui représente le lieu où ont été rassemblés les habitants avant d’être déportés vers les camps de concentration. Ici, la petite colline, la croix de Tarinque. Là le tableau final, une croix, 15 gouttes de sang, 15 déportés morts au calvaire en Allemagne.

Pierre DELCLAUX nous laisse un signe fort pour élever encore et toujours le mémorial de la paix.

Tout jeune, Pierre DELCLAUX a assisté à ces moments tragiques. De nombreux témoins lui ont redit l’horreur et l’angoisse du moment…

Cette composition, toute de violence et d’amour, visible à l’église de Latronquière (Lot), nous interroge à jamais et nous ne quittons pas l’église de Latronquière indemnes : les déportés de ce village nous sollicitent toujours.

Suivons aussi ce chemin, dérangeons notre quotidien si banal et assurant, allons à Latronquière, poussons la porte de l’église, l’œuvre de Pierre DELCLAUX nous attend, riche de dons de générosité sans outrance comme sans concessions.

C’est aussi cela le devoir de mémoire, le devoir tout simplement…


Voir toutes les peintures de la série des déportés de la bourgade lotoise.

L'artiste peintre

Attention: Il n'y a pas d'images dans le répertoire spécifié. Veuillez vérifier répertoire!

Debug: répertoire spécifiée - http://www.cantalpassion.com/images/galeriedelclaux/chemin_croix

Robert Labrousse

 

 

ART et MEMOIRE

Pierre DELCAUX



→ Un artiste aux multiples talents

→ Un itinéraire séduisant : de la Corrèze au Lot, au Cantal, à Paris, à Dakar, à Toulouse…

→ Des parrains prestigieux : André Malraux et Jean Lurçat





Pierre DELCLAUX est né à SAINT-CHAMANT en Corrèze, dans ce département où se fixèrent ses premières émotions esthétiques.

Après des études à l’Ecole des beaux-arts de Toulouse, il fut l’élève de Jean LURCAT de 1954 à 1961. Sous son influence, il réalisa tapisseries, cartons, tableaux,…

A partir de 1957, il fit des expositions de ses œuvres en Corrèze, dans le Lot, à Paris, à Toulouse.

Il présente une cimaise éclectique dans le choix des sujets et dans leur facture :



Paysages de Provence :

  • Le moulin à huile

  • L’amandier

  • Les trois arbres

  • Le repiquage du riz





Paysages des Causses :

  • Village

  • Rue d’Enynac

  • Rue du Vallabrais



Paysages du Limousin :

  • Pont d’Argentat



Scènes réalistes :

  • Le brocanteur

  • Le rempailleur (étude en jaune très caractéristique)

  • La marchande de violettes

  • Les bohémiens



Scènes marines :

  • Port du Picquey

  • La pêche à la foëne



Portraits :

  • Dont un portrait d’André MALRAUX



Citons, entre autres, cette appréciation sur l’art de Pierre DELCLAUX par

le peintre POULAIN, conservateur du musée GOYA à Castres :

« Sa peinture de prime saut, qui a l’air d’être désinvolte, vous en fiche cependant un sacré coup… »



De 1962 à 1964, il est professeur à l’académie des beaux-arts de Dakar.

Des problèmes de santé le contraignent à revenir en France. Il réside à Aurillac

où il continue ses tableaux et ses recherches.

Il réalise une remarquable céramique de 27 m² dans la chapelle du Teulet.

Homme attachant, au franc parler méridional, mais aussi avec l’air du titi parisien et bonne tête à la Brassens, il fut l’objet d’un reportage télévisé le 19 mai 1958.

C’est son œuvre « le chemin de croix de Latronquière » qui lui donne sa consécration officielle. A cette occasion, il fixe dans son œuvre l’intense émotion d’un épisode le la seconde guerre mondiale : Mai 1944, le chef-lieu du canton est envahi par deux mille S.S. Il faillit être brûlé et détruit tel Oradour sur Glane… Toutes les maisons furent pillées, 21 otages furent déportés. Tragique holocauste qu’il faut hélas rappeler…

Une idée obsède Pierre DELCLAUX : associer le martyre du Christ à celui des déportés de la bourgade lotoise.

Hardiesse de l’esprit, générosité du cœur dont l’expression se retrouve sur les quatorze tableaux représentant le chemin du golgotha : le golgotha, la marche au calvaire : les mêmes victime sous le fouet des centurions ou sous les bottes nazies, c’est dans les rues de Latronquière, maison après maison, qu’il nous le relate. Il y eut un Judas, il y eu des Pilate. Sous les coups, le lamentable troupeau fut acheminé à l’écart du bourg à Tarinque. Oui, le décor du supplice, ce sont ces maisons bourgeoises, ces épiceries fermées, ces rues désertes…

Les bourreaux du Christ sont remplacés par les S.S. de la sinistre et criminelle Division Dan Reich, conduisant leurs otages.

L’image linéaire du Christ comme en surimpression domine les différentes étapes du calvaire. Celui-ci se termine par le tableau qui représente le lieu où ont été rassemblés les habitants avant d’être déportés vers les camps de concentration. Ici, la petite colline, la croix de Tarinque. Là le tableau final, une croix, 15 gouttes de sang, 15 déportés morts au calvaire en Allemagne.

Pierre DELCLAUX nous laisse un signe fort pour élever encore et toujours le mémorial de la paix.

Tout jeune, Pierre DELCLAUX a assisté à ces moments tragiques. De nombreux témoins lui ont redit l’horreur et l’angoisse du moment…

Cette composition, toute de violence et d’amour, visible à l’église de Latronquière (Lot), nous interroge à jamais et nous ne quittons pas l’église de Latronquière indemnes : les déportés de ce village nous sollicitent toujours.



Suivons aussi ce chemin, dérangeons notre quotidien si banal et

assurant, allons à Latronquière, poussons la porte de l’église, l’œuvre de Pierre

DELCLAUX nous attend, riche de dons de générosité sans outrance comme sans

concessions.

C’est aussi cela le devoir de mémoire, le devoir tout simplement…