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Jean François est né à CARMAUX dans le Tarn en 1955.
Son
métier d'origine :
mineur à CARMAUX (81), puis à DECAZEVILLE (12).
A la suite de la fermeture des mines, il
intègre EDF en 1993. Père de 5 enfants, il réside depuis 1993 à ROANNES
ST MARY, petite bourgade au Sud-ouest d'Aurillac (Cantal) depuis sa dernière
mutation qui l'a emmené de TOULON jusqu'à notre région aurillacoise. Mais comment Jean
François est devenu un passionné de cabrette et des autres instruments de
musique de la même famille?
Depuis sa toute petite enfance, Jean François est bercé par
cette musique folklorique, intéressé il intègre une association fondée par
son professeur Louis BERNARD. Cette instrument et surtout sa sonorité lui
rappelle celle de la gaïta, cornemuse asturienne car Jean François possède des
origines espagnoles.
Lorsqu'il arrive à DECAZEVILLE en 1985, il achète sa première
cabrette et commence à se familiariser avec cet instrument tant envié, il
rejoint un groupe folklorique et la pratique régulière de la cabrette
l'encourage encore un peu plus dans la découverte encore beaucoup trop
secret pour lui.
Puis vient le temps de son intégration au sein d'EDF suite au
reclassement des mineurs, il rejoint TOULON pour sa première affectation. Le
déracinement est fort et Jean François se trouve séparé des musiciens de musette et
son ennui va le pousser à se pencher sur la conception de la cabrette, il
démonte la sienne et commence à créer des outils spécifiques pour la future
fabrication car déjà est né en lui le désir de construire sa première cabrette.
Après quelques années, Jean François demande une mutation
vers le bassin aurillacois (Cantal). Là, l'occasion lui est donné de rencontrer
ceux qui l'ont inspiré musicalement : Yves CASSAN d'ARPAJON-sur-CERE, JEAN
BONA de PLEAUX, puis PIERROT CAPEL et HERVE CAPEL lesquels vont lui prodiguer
conseils pour la fabrication des outils et surtout devenir pour lui des amis.
Les premières cabrettes complètement made in J.F COTO vont naître de cette
collaboration.
Le hasard voudra qu'un citoyen belge, informé des capacités
de Jean François, lui propose de refabriquer une cornemuse picarde disparue : la
Muchoza à partir d'un vieux modèle qu'un musée lui prêtera...
La suite de cette publication sera un
dossier plus complet et plus technique qui montrera la conception totale d'une
cabrette. Tel est le voeu de Jean François car il souhaite partager son savoir
avec ceux qui désireraient le suivre dans ses pas afin que la tradition de
fabrication soit perpétuée.
Pour Cantalpassion : D.ROUEYRE
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