|
LIEUX DE MEMOIRE
Après la deuxième guerre mondiale,
et surtout pour le Cantal après la Résistance et ses combats, se
sont dressés pour mémoire ici et là, au bord des routes ou dans des
lieux isolés des ouvrages de pierre gravés, rappelant, à l’endroit
même de l’accrochage, la mort d’hommes abattus par l’ennemi.
Mais ces stèles, souvent érigées
depuis déjà des décennies, ont bien sûr, subi les affres du temps,
jusqu’à parfois en perdre leur nécessaire solennité.
C’était le cas, justement, pour la
stèle de la Joyeuse près de Prunet, et pour celle des Quatre Chemins
à Ytrac, toutes les deux très abîmées.
Or, si le comité du prix du concours
de la résistance et de la déportation a comme première mission de
récompenser les lauréats du concours de la résistance et de la
déportation, son président, M. Robert LABROUSSE, et ses membres ont
toujours voulu, aussi, participer au développement de la mémoire des
combats et à la transmission des valeurs de paix et de liberté.
Ce n’est donc pas surprenant que ce
comité soit à l’initiative de la rénovation de ces deux stèles.
La stèle de la joyeuse, d’abord,
située près de Prunet , en bordure de la D8 entre le village de La
Joyeuse et celui de Peyre-Brune, fut édifiée en 1945 à la mémoire ,
comme indiqué , de :
|
|
A LA MEMOIRE DE
FERNAND NOUAL
Agé de 34 ans
AUGUSTE BASTIDE
Agé de 33 ans
Lâchement assassinés
Par les Allemands
Le 6 juin 1944
FRANÇAIS
SOUVENEZ-VOUS
|
|
| |
 |
|
Le comité du prix du concours de la
résistance et de la déportation a aussi permis la restauration de la
stèle située à Ytrac, au lieu-dit Les Quatre Chemins, en bordure de
la nationale 120, près des feux de signalisation. Cette plaque
évoque la mort de Roger Bridonneau et celle d’Henri Caze, un
résistant FFI d’Argentat en Corrèze, venus avec un troisième
compagnon chercher prés d’Aurillac un moteur et des armes destinés à
approvisionner un maquis de la région d’Argentat.
Sur le chemin du retour, les trois
résistants ont été surpris par une patrouille motocycliste allemande
apparemment à leur recherche. Henri Caze, qui tentait de fuir par
une fenêtre est aussitôt abattu d’une rafale de mitraillette. Roger
Bridonneau, bien que blessé, parvient à échapper à l’ennemi. Il se
traine jusqu’aux environs de Naucelles où il est retrouvé par les
Allemands et tout de suite exécuté.
Marcel Ponty, le troisième homme, a
pu décamper sain et sauf, après s’être réfugié un moment dans les
toilettes d’un café.
|
|
A LA MEMOIRE
DE
BRIDONNEAU ROGER
INGENIEUR DES ARTS ET MANUFACTURES
CAZE HENRI
NEGOCIANT
TUES LACHEMENT PAR LES ALLEMANDS
LE 22 JUILLET 1944
A L’AGE DE 23 ANS
|
|
| |
 |
|
La perpétuation du souvenir de ces
résistants grâce à la rénovation des stèles qui leur sont dédiées
est aussi le fait de Madame Marty, conseillère générale du canton
d’Aurillac 2, de M. Delpont, conseiller général d’Arpajon, ainsi que
des municipalités d’Ytrac et de Prunet.
En accompagnant l’initiative du
comité du prix du CNRD jusqu’au bout et en finançant les travaux,
ils ont montré l’attachement des collectivités locales à l’histoire
commune et au souvenir particulier des victimes des guerres.
Pour tout renseignement, vous pouvez
vous procurer l’ouvrage « Lieux de Mémoire et Monuments du Souvenir
– Cantal 1940 – 1944 », édité par l’Association des Maquis et Cadets
de la Résistance du Cantal, Presse Albédia, Juin 2007, en vente dans
les librairies du département.
|