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| CANTAL MARIE MARVINGT |
Page réalisée à partir et avec avec l'autorisation de Cantal Magazine que cantalpassion remercie vivement. |
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MARIE
MARVINGT
CENT VIES
EN UNE
LA FEMME LA PLUS DÉCORÉE DE FRANCE,
LA PLUS POLYVALENTE, LA PLUS ÉRUDITE
ET LA PLUS SPORTIVE QUI FUT,
EST NÉE À AURILLAC EN 1875.
PORTRAIT D'UNE FEMME TOURBILLON
OU D'UNE
FEMME OISEAU.
PLACE AU MOUVEMENT... |
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La
lecture de sa biographie laisse perplexe. Étourdi. Peu connue,
comme beaucoup de femmes extraordinaires
de cette époque, Marie
Marvingt a, au-delà de toute métaphore,
véritablement vécu cent vies en une. Entre sa
naissance un
20 février
1875
dans le Cantal et son
décès le 14 décembre 1963 en Lorraine, il n'est pas
possible qu'elle perdît une seule minute au regard
de son époustouflante existence. Tout à la fois
infirmière et assistante en chirurgie, journaliste,
parlant 5 langues, elle étudia aussi la
tragédie, le chant, la peinture, la
sculpture, la cuisine ! Et sans compter
une spécialité hors du commun
:
le sport. Ou plutôt les
sports.
Début des festivités dès 1890 avec
un trajet Nancy-Coblence en canoë
400 km
!
En 1899, elle obtient son
brevet de chauffeur automobile,
puis deux ans plus tard,
c'est la voie des airs qui
la séduit pour une aventure
qui dura sa vie entière. La
conquête du ciel est un
rêve extraordinaire à ses
yeux. Elle se rendra accessible
par tous les moyens qui furent.
Quand aurai- je enfin des ailes pour
monter plus haut encore et voler pardessus
ces panoramas splendides
?
s'interroge t-elle
lors d'ascensions multipliées en haute montagne.
Elle apprend à conduire une locomotive et piloter
des
bateaux à vapeur. Mais c'est le ciel qui l'attire.
En
1901, c'est une première ascension en ballon et
l'obtention, la même année, de son brevet de pilote
en ballon libre. Huit ans plus tard,
elle traverse la
Mer du Nord
-
2 400 km entre Nancy et Suffolk
en Angleterre - à bord de
son ballon « L Etoile filante ».
C'est évidemment
une première performance de ce genre effectuée par une femme. |
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Au Maroc,
des essais sur skis métalliques |
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L'infirmière en 1914
(photo j.Scherbeck) |
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Le 8 novembre 1910, elle obtient le brevet de
pilote
n° 281. Seules, deux femmes au monde l'ont précédée.
S'en suit le
premier de ses 17 records de pilote
:
un vol de 45
km en
43
minutes.
« Aucun sport n'
offre à tel point l'intérêt de la lutte, de l'effort, de l'énergie
dépensée
pour une cause utile. Je suis persuadée que L'aviation va se
modifier et
devenir pratique.
C'est
la plus belle
école de
l'endurance et du courage... »
confiera Marie, la visionnaire, débordante d'énergie et de saine
vitalité. De
générosité aussi.
FEMME DE COEUR ET D'HONNEUR
Pionnière de l'aviation sanitaire, elle fait fabriquer le
premier avion ambulance français, peu avant la
première guerre mondiale. Elle sera acceptée en tant
qu'infirmière par l'état-major de l'armée française,
mais refusée en qualité de soldat. Qu'à cela ne tienne
!
En 1915, elle intègre un
bataillon de chasseurs alpins
en se faisant passer pour un
homme. La supercherie
sera découverte alors qu'elle se bat dans les tranchées
aux côtés des Poilus... Marie Marvingt est la
femme la plus décorée de France. Elle détient la
Croix de Guerre 1914-1918 avec palmes, obtient le
titre de
Chevalier de la Légion d'Honneur en 1935,
est nommée Chevalier dans l'Ordre
de la Santé publique en
1937, promue Officier de la Légion
d'Honneur en 1949... Elle détient
un total de 34 médailles
et décorations internationales. Son élan vital ne la quittera pas
: à 85 ans, elle décroche
son brevet de pilote
d'hélicoptère.
« La
Fiancée du danger
»
n'a pas pris le temps de faire des enfants, mais elle a
légué au monde un formidable parcours de vie. Hors
du commun des mortels. L'auriez vous deviné
?
Elle s'était inscrite sur les
listes des candidats aux voyages
lunaires !
A lire sans modération
:
«Marie Marvingt, la femme d'un siècle ». Marcel Cordier et Rosalie Maggio. Éditions
Pierron. |
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PERSONNE N'A
JAMAIS RELEVÉ LE PARI DE MARIE,
LA PLUS GRANDE
SPORTIVE DU SIÈCLE.
C'est en 1922 que la Cantalienne, alors âgée de 47 ans, lance au
monde u
singulier pari.
« La
Fiancée du Danger »
fait les titres des journaux
:
elle
promet une récompense de 10 000 dollars à celui ou à celle qui
relèvera son palmarès dans les domaines du sport, de l'art, des
sciences et des voyages
Elle réitère son audacieux pari dans les journaux en 1936 et à la
télévision en 1948. Bien
qu'elle ait vécu jusqu'à l'âge de 88 ans, Marie Marvingt n'eu
jamais à débourser la somme
proposée !
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