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Mauriac, plus vieille cité du Cantal
C'est à l'âge du bronze qu'une population s'installe
au bords de l'Auze. Par ailleurs, les traces d'un
important culte de
l'eau sont visibles aux abords du monastère et du musée
et il est fort probable que la ville, qui existait déjà
au début de
l'ère chrétienne, se soit renforcée à l'époque
gallo-romaine. De nombreux vestiges des Iers siècles
après J.C. sont découverts sur l'ensemble du vieux
Mauriac.
Les débuts de la chrétienté amènent les monastères,
implantés sur les structures des sanctuaires païens,
détruits en 256 par les invasions barbares ...
concurrence oblige ! Selon la légende, au moment de
l'annexion de l'Auvergne au
Royaume Franc par le seigneur Thierry, fils de Clovis,
le domaine d'un seigneur local est attribué à
Théodechilde, fille de
Clovis, Roi des Francs. C'est à partir d'ici qu'il faut
suivre, car l'explication est un peu alambiquée :
Théodechilde en dote la nouvelle abbaye
Saint-Pierre-Le-Vif, qu'elle établit à Sens ; ces biens
sont à l'origine d'un prieuré, qui devient monastère
Saint-Pierre. |
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Par conséquent, le monastère de Mauriac, qui se nomme aussi
Saint-Pierre, aurait été fondé dès le VIème siècle et reconstruit
au IXème, à l'occasion du renouvellement des chartes des prieurés de Sens. Si vous avez compris, c'est bien. Moi
j'ai du relire trois fois l'information diffusée sur le plan-guide de la ville de Mauriac, mais c'est normal, je
possède un esprit peu compliqué. |
Ensuite, les explications deviennent plus simples et lisibles. Le document nous fait savoir qu'au cours des
siècles, Saint-Pierre subit des modifications (aménagements,
destructions) , que la salle capitulaire
est ornée des colonnes d'un édifice gallo-romain et aussi que la galerie du cloître présente des éléments
romans et gothiques.
L'édifice a été surélevé plus tard (Réforme de Saint-Maur, XVIIème siècle) et des fouilles
archéologiques (visitables) ont mis à découvert les restes d'une église carolingienne, accolée au monastère.
Toutes ces découvertes n'ont été possibles que grâce au rachat de ces vestiges, en 1984 par la municipalité qui
en entreprend la restauration en 1998.
L'église du monastère qui se situait sur la place, est détruite à la Révolution puis rasée en 1824.Les
maisons de cette petite ville, sont souvent typiques de l'époque de la construction . Elles présentent de belles
façades en pierre équarries ou bien taillées. Les portes et fenêtres bénéficient d'encadrements travaillés avec
des linteaux en accolade aux ornements en place ou rapportés sur les façades.
Dans le vieux quartier, les propriétaires ont souvent incorporé aux maçonneries, les pierres d'ornement de
l'église du monastère vendues au moment de la démolition évoquée plus haut. |

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Mais Mauriac
est aussi jumelée avec Ingersheim, près de
Colmar, depuis 1996 et ce, grâce à la pugnacité de
l'actuel maire de cette ville sise dans le célèbre
vignoble alsacien.
L'amitié entre ces deux villes remonte au lendemain de
la
dernière guerre mondiale. Ingersheim, détruite à 75 %
lors des
deux conflits (14-18 et 39-45) est adoptée en mars 1945
par la sous-préfecture du Cantal (voir n° 38 du Journal
des
Ménagères).
Depuis, les deux villes sont régulièrement en contact et
cette
année, le programme culturel d'Ingersheim (13 au 19nov.)
prévoit l'inauguration du nouveau Parc Mauriac à la
Villa Fleck-Pigeonnier, le 18 novembre à 16 heures. Une
rencontre amicale avec une délégation venue d'Auvergne
est prévue et l'ambiance risque d'être pour le moins
festive.
http://perso.wanadoo.fr/otmauriac
Pierre Dolivet
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