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Le Tour de Annapurnas Imprimer Envoyer

VOYAGE TREKKING AU NEPAL-DEPART POUR L'AVENTURE

TREKKING AU NEPAL

LE TOUR DES ANNAPURNAS


Au printemps 1998, l'idée  de partir au NÉPAL pour un trek est lancée, elle me séduit immédiatement et rapidement se constitue un petit groupe de 4 dont 3 Cantaliens (Mylène , Laurent et moi) et 1 Parisienne (Cathy).

L'itinéraire est choisi après consultation d'ouvrages spécialisés et sur l'avis d'un guide népalais vivant alors en France. Ce sera LE TOUR DES ANNAPURNAS considéré comme le meilleur trek au NEPAL qui permet de découvrir une grande diversité géographique et culturelle.

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Annapurnas I et Sud

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Bienvenue au Népal

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Le Machhapuchhare

Trois jeunes et un moins jeune entamant une carrière de retraité, animés par l'esprit d'aventure, la recherche du dépaysement, l'amour de la montagne, et le rêve de côtoyer les plus hauts sommets du monde, se préparent alors, chacun de son côté, pour affronter un milieu inconnu et qui peut s'avérer hostile.

8 sommets de l'HIMALAYA népalais culminent au-dessus de 8000 m.

Everest  8850 - Lhotse 8511 - Makalu 8463 - Kangchenjunga 8586 - Dhaulagiri 8167 - Annapurna 8091 - Manaslu 8163 - Cho Oyu 8211.

Un grand nombre dépassent les 7000 m. !

Le but de ce récit n'est pas d'étaler une fierté quelconque, mais tout simplement de faire partager un voyage inoubliable et d'inciter  tous ceux qui aiment la montagne, l'aventure, et qui sont tentés par cet Himalaya mythique, à balayer leurs hésitations et à partir pour ce magnifique pays qu'est le NÉPAL.


PRÉPARATION DU TREK

* Une recherche documentaire est nécessaire pour apprendre à connaître le pays, la civilisation, les habitants, les coutumes, et bien sûr la montagne.

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L'annapurna IV

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Rue de village

* Une bonne préparation physique est indispensable, la montagne cantalienne m'offre un terrain idéal.

* Être prêt psychologiquement est aussi très important ; car ce sera dur en raison du relief, de l'altitude, du climat, des efforts répétés, il conviendra de s'imposer de nouvelles règles de vie : confort spartiate, hygiène rudimentaire, nourriture différente,...

* Il ne faut pas penser à d'éventuels problèmes de santé et surtout au fameux MAM (mal aigu des montagnes).

* La préparation matérielle ne pose pas de problème. Nous contactons une agence  de POKHARA qui nous fournira un guide et deux porteurs.

Petit à petit les sacs sont bouclés ; tout est prêt pour le départ de ROISSY le 25 septembre où se retrouve le petit groupe sauf Laurent qui est déjà en Inde et nous rejoindra à KATMANDOU.

Le vol PARIS - NEW DELHI se déroule pour le mieux, nous bénéficions même, à titre gracieux , de tous les avantages de la classe affaires.

La nuit dans une très grande salle d'attente de l'aéroport de  NEW-DELHI est interminable. Sans interruption nous avons droit à des films indiens et à un flot de musique assourdissant, nous ne fermons pas l'oeil.

Vivement la montagne, ses paysages, ses couleurs, son calme !



Mise à jour le Mercredi, 13 Juillet 2011 23:39
 
Départ pour l'aventure Imprimer Envoyer

VOYAGE TREKKING AU NEPAL-DEPART POUR L'AVENTURE

TREKKING AU NEPAL

DEPART POUR L'AVENTURE

Le lendemain nous quittons KATMANDOU de bonne heure dans un petit car ; il nous faut 5 h. sur une route de montagne encombrée de camions et de vieux cars pour rejoindre DUMRE située à 130 km ! Nous effectuons tout de même 3 arrêts : détente, accident de camion, repas. Nous connaissons les premières émotions dans les descentes où le chauffeur roule le plus souvent au point mort ou lorsqu'il double même dans les virages, mais c'est un expert du klaxon dont  l'utilisation  doit être la seule règle du code de la route.

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Cultures en terrasses

DUMRE, un gros village,  est le point de départ du trek ; la rue est un immense bourbier. Notre guide et les 2 porteurs nous attendent, ils s'occupent de nos bagages et nous orientent vers un vieux  car de marque indienne TATA, stationné au milieu des flaques de boue. Nous occupons immédiatement les seules places libres au fond. Tous les guides et porteurs montent sur l'impériale avec les bagages. L'aventure commence.

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Arrivée à Dumre

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Vente de bananes

Pendant 3 h., nous roulons à très petite vitesse sur une piste chaotique aux ornières boueuses et profondes, longeant des ravins impressionnants ; nous sommes ballottés dans tous les sens, certains prennent peur au point de s'asseoir dans l'allée centrale et de se cacher le visage.

Le franchissement de 2 rivières en crue frise l'inconscience, il n'y a pas de pont , le car s'engage très lentement formant barrage.  Réussira-t-il à passer ou va-t-il être emporté par les flots ? Tant bien que mal il atteint la rive opposée. Le soulagement est grand, il faut dire que nous sommes sous la protection de SHIVA dont la photo est affichée près du chauffeur.

Nos émotions fortes se terminent à BESISAHAR à la tombée  de la nuit. Nous nous installons dans une auberge toute simple : chambres à 2 lits en planches avec  un matelas très mince, cloisons en planches, pas d'électricité, douche froide, ce sera notre quotidien avec parfois un petit confort supplémentaire pendant 17 jours.


Mise à jour le Mercredi, 13 Juillet 2011 23:40
 
La vallée de la Marsyangdi Imprimer Envoyer

VOYAGE TREKKING AU NEPAL-VALLEE DE LA MARSYANGDI

TREKKING AU NEPAL

LA VALLEE DE LA MARSYANGDI

Durant 5 jours, nous allons remonter la vallée de la rivière MARSYANGDI en direction de MANANG. Le 29 septembre nous entamons notre longue marche sans la moindre appréhension. A la sortie du village, nous assistons au sacrifice d'une chèvre, décapitée d'un coup de hache. La fête hindoue de Dasain vient de débuter, qui se caractérise par le plus grand sacrifice d'animaux de l'année. Les paysages sont très verdoyants :  bananiers, arbres tropicaux, rizières en terrasses.

Nous traversons la rivière en crue sur un pont suspendu très étroit pour rejoindre un gros village où nous attendent nos solides porteurs malgré leur apparence. A la moiteur matinale succède un chaud soleil qui augmente la difficulté pour atteindre le village perché de BAHUNDANDA étape du jour. La vue est splendide sur la profonde vallée aux flancs sculptés de rizières.


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Rizières en terrasses

L'animation est grande autour de la fontaine. Hormis deux morsures de sangsues totalement indolores, cette première journée s'est très bien déroulée. Pour nous remettre de nos efforts, nous goûtons un verre de tchang, c'est une bière produite par fermentation du riz. Mais nous préférons nous rabattre sur le thé, boisson nationale. Ce soir nous occupons des chambres au-dessus d'un poulailler, c'est la garantie d'un réveil matinal.

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Porteurs à l'oeuvre

Le lendemain, départ à 7 h. sur un sentier en descente abrupte, nous sommes entourés de rizières mais petit à petit la vallée se rétrécit et se transforme en une gorge très profonde ; montées et descentes se succèdent de plus en plus raides. La pause de midi est bienvenue ; dans toutes les auberges la nourriture est la même :  le dal-bath, fait à base de riz avec quelques légumes et une sauce, des pâtes avec des choux, des momos (sortes de raviolis), des galettes de pain tibétain, parfois des oeufs, la soupe à l'ail supposée prévenir le MAM (mal aigu des montagnes)La viande est pratiquement inexistante. Après avoir changé nos vêtements trempés de sueur, nous reprenons la marche. Les rizières ont disparu, les pentes sont trop raides. Au hasard d'une halte, nous assistons à une scène peu commune, une femme passe un chiffon trempé dans de la bouse liquide sur le sol de son habitation pour éviter les craquelures.

Soudain, la gorge s'élargit, le fond devient plat et nous apercevons le village de TAL où nous allons passer la nuit. Au milieu de la rue, un bâtiment  allongé et étroit contient de nombreux moulins à prières dans des niches ; il faut l'aborder par la gauche et faire tourner les moulins avec la main droite car la gauche est considérée impure. Nous sommes en zone bouddhiste.

Le lendemain nous partons sous un ciel gris ; dès la sortie du village, la vallée se resserre à nouveau, le paysage change avec l'altitude. La forêt domine avec parfois de maigres lopins de maïs. Nous  apercevons les premiers aigles qui planent majestueusement.

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Rencontre à l'entrée d'un village

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Jeunes porteurs au repos

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Au fond de la gorge

Lors d'une halte à DHARAPANI, nous goûtons une petite gorgée de thé au beurre de yack, cela nous suffit car ce  breuvage nous semble insipide. Vers midi nous arrivons à BAGARCHHAP dont l'entrée est marquée par un chorten ; nous sommes dans la zone d'influence tibétaine reconnaissable aux alignements de moulins à prières, aux maisons en pierre, aux toits plats sur lesquels sont entreposés du bois, de la paille... Ce village a été en partie englouti en 1995 par un glissement de terrain. Après une visite du gompa (monastère) dont les murs sont peints de fresques originales très colorées, nous repartons à travers la forêt.

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Moulins à prières

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Entrée du village de Bagarchhap

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Dans le gompa de Bagarchhap

A  plusieurs reprises le sentier est coupé par des éboulements obligeant à des détours accentuant la difficulté. Soudain la forêt s'éclaircit, un gigantesque glissement de terrain a tout emporté sur une centaine de mètres de largeur ; il n'est pas possible de le contourner. Peu de trekkers l'ont franchi car la trace n'est pas plus large qu'une chaussure. A droite le ravin est impressionnant, à gauche, au-dessus de nos têtes, de très gros rochers semblent prêts à tomber. Le passage est scabreux mais il faut s'engager. Cathy prise de panique, est stoppée net en plein milieu, je fais demi tour pour la tirer de ce mauvais pas.

En arrivant à KOTO, à 2600 m, nous apercevons enfin l'un des hauts sommets du massif, c'est l'ANNAPURNA IV qui nous domine de ses 7525 m. Il semble tout proche à vol d'oiseau, mais à 5000m. au-dessus de nos têtes !!

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Femmes au travail dans les champs de blé noir

Le lendemain matin nous constatons qu'il a neigé au dessus de 4000 m. Cette quatrième journée s'annonce plus facile, la piste est plus large et les pentes  moins raides. Les  résineux majestueux font place à d'autres variétés beaucoup moins imposantes. Nous apercevons au loin un convoi d' ânes traversant la Marsyangdi sur un pont suspendu à plus de 3000 m. Au sortir de la forêt qui s'éclaircit petit à petit, un premier village entouré de champs de couleur rouge cuivré puis un second nous apparaissent. Il s'agit de PISANG à 3200m.

Après avoir déposé nos sacs dans une auberge, nous partons en direction des champs où des femmes  battent le blé noir avec des bâtons et le vannent au gré du vent, les hommes transportent  la paille sur le dos, de nombreux enfants nous accostent en quête de stylos et de bonbons. Dans le village désert  voisin, aux petites maisons de pierre, les drapeaux bouddhistes flottent. A l'auberge, tout le monde se retrouve autour d'un gros poêle qui dégage par instant des bouffées de fumée désagréables mais apporte une chaleur appréciée car les soirées sont fraîches à plus de 3000 m.

Le lendemain, nous quittons Pisang sous une pluie fine, l'objectif est Manang. La piste est large et facile, le paysage change à nouveau, la vallée s'élargit, les résineux se font de plus en plus rares, des bouleaux apparaissent. Nous entrons dans une zone plus sèche car les effets de la mousson sont atténués par la chaîne des Annapurnas.

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Lal,
notre guide ancien porteur

Nous rencontrons de nombreux jeunes qui portent des charges impressionnantes arrimées au front par une large sangle. Même dans les quelques endroits plats, tout le transport s'effectue à dos d'homme, il n'existe pas le moindre engin à roues. Nous prenons un repas dans la cour d'une misérable maison minuscule où parents et enfants vivent dans la même pièce à même le sol. Tout est gris, le ciel, les murs, le sol...

Nous passons au pied de Braga, village dominé par un gompa aux murs blancs et arrivons à Manang constitué de 2 gros villages dont les habitants ont la réputation d'être de farouches commerçants. Les hôtels sont nombreux car en général les trekkers prennent ici une journée de repos pour s'acclimater à l'altitude. Notre hôtel est moderne avec électricité, douches chaudes, chambres à l'étage desservies par un balcon couvert, c'est le luxe ! Nous assistons à une conférence très instructive sur le MAM donnée par des médecins étrangers, nous sommes ainsi bien prévenus des risques.

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Manang et la vallée de la Marsyangdi

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Entrée de Manang


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Enfants jouant dans la rue


4 Septembre : Journée de repos. A 6 h. nous sommes réveillés par des sons bizarres, on dirait des  cymbales. Du balcon j'aperçois 2 lamas faisant brûler de l'encens, récitant des prières et lançant des brins de nourriture vers le ciel. Ils célèbrent une cérémonie à l'occasion de la pleine lune, qui consiste à tendre de nouveaux drapeaux de prières. Les nuages se déchirent et les sommets enneigés tout proches des Annapurnas  offrent un spectacle éblouissant. Au programme du jour, repos complet pour Cathy et Laurent ; Mylène et moi partons à la découverte du vieux village à 3/4 h. de marche, d'où nous avons une très belle vue sur le Gangapurna et son glacier et sur le Tilicho Peak. L'après-midi nous essayons d'atteindre des drapeaux de prières près du glacier, mais par prudence, nous faisons demi-tour car l'arête très étroite sur laquelle nous avançons est dangereuse dominant deux précipices impressionnants. Nous partons alors vers Braga avec l'espoir de visiter le gompa.

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Glacier du Gangapurna


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Village de Braga


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Intérieur du gompa

Malheureusement l'édifice est fermé mais alors que nous quittons le village, un homme nous interpelle et nous fait comprendre qu'il est prêt à nous faire visiter. Il nous conduit dans une grande salle très haute, sombre, avec de très nombreuses statues de Bouddha, et des casiers contenant des prières. Du plafond pendent des espèces de cravates multicolores.

Cette journée sous un soleil radieux s' achève par une tranche de jambon d'Auvergne qui va nous donner un moral d'acier pour affronter le cap des 4000 puis des 5000 m.


Mise à jour le Mercredi, 13 Juillet 2011 23:41
 
Le col de Thorung Imprimer Envoyer

VOYAGE TREKKING AU NEPAL-LE THORUNG LA

TREKKING AU NEPAL

LE COL DE THORUNG

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De MANANG au col de  THORUNG LA, 2000 m. de dénivelé nous attendent. Après  MANANG, la piste monte régulièrement en s'éloignant de la vallée de la MARSYANGDI vers celle de la JARSANG KHOLA. La végétation se raréfie, les arbres ont disparu Les effets de l'altitude commencent à se faire sentir, le souffle est plus court, il faut réduire la cadence et se reposer plus souvent. Nos deux porteurs n'ont pas ces problèmes, ils sont toujours loin devant et toujours chaussés de tongues ! Passé le cap des 4000 m., nous faisons halte au pied du CHULU EST (6558 m.) puis à YAK KARKA où nous est servi un excellent pain à la cannelle.

Nous atteignons ensuite LEDAR à 4150 m. ; dès 16h. le soleil disparaît derrière les sommets, la température chute rapidement, nous nous installons autour d'un  maigre feu de bois. Le kérozène remplace ensuite le bois pour préparer le repas, l'odeur est plutôt désagréable. Nous sommes les seuls dans cette toute petite auberge perdue.

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Le Gangapurna

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Le Chulu Est

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En direction de Phedi

Au lever les traces de gel sont visibles, le ciel est très pur, il faut partir pour ne pas arriver trop tard au pied du col. La pente est régulière mais pour éviter un passage très dangereux, un nouveau  sentier a été ouvert nous obligeant à monter à 4500m. avant de redescendre en fond de vallée à travers des éboulis où d'énormes rochers menacent de se détacher à tout moment. Aussi traversons-nous rapidement la rivière avant un dernier effort pour atteindre PHEDI qui signifie "pied de la montagne".

Le paysage est désertique, la vallée se referme subitement, nous sommes à 4400 m. entourés de rocaille, et de falaises très hautes.

L'unique auberge ouverte  accueille environ 80 personnes sans compter guides et porteurs. Dès 16 h. tout le monde se retrouve dans la grande salle où il fait bon, sauf les porteurs qui restent toujours entre eux à l'écart. L'ambiance est très calme, la fatigue, les effets de l'altitude et peut-être la crainte du lendemain l'expliquent. La nuit sera courte, notre guide programme le réveil pour 3 h., mieux vaut être dans les premiers à partir en cas de besoin d'aide.

7 octobre : A l'heure prévue nous sommes réveillés et prêts en quelques minutes, nous avalons un thé tiède et une sorte de brioche. Nos porteurs ont chaussé des tennis ce qui laisse présager des difficultés. A l'extérieur le silence est total, la lune brille de tout son éclat, nous permettant de bien distinguer les sommets et surtout le sentier étroit et très pentu. Les lacets se succèdent, la cadence est très lente car le manque d'oxygène se fait nettement sentir, mais tout va bien.  Après cette partie très raide, nous  débouchons dans un paysage chaotique, entièrement minéral qui s'éclaire tout doucement. Vers 5 h. nous atteignons un minuscule refuge, un thé bien chaud est le bienvenu. Le jour commence à poindre sur les CHULU EST et OUEST, la température est de moins 6 degrés.  Nous continuons à monter lentement, la neige est tout près sur les pentes du THORUNG PEAK, je ressens les premiers maux de tête, nous ne sommes plus très loin du col heureusement.

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Le Thorung La

Soudain nous apercevons des petits drapeaux de plus en plus nombreux , il ne reste que quelques centaines de mètres à franchir avant d' arriver  enfin au THORUNG LA à 5416 m. après 3 h. 30 d'efforts récompensés par un panorama splendide dont nous profitons au maximum : au sud est  les CHULU enneigés, au nord ouest  d'immenses étendues désertiques en direction du MUSTANG et de la vallée de la KALI GANDAKI et tout près de nous le THORUNG PEAK (6484 m.) couvert de neige et le YAKAWA KANG (6482 m.) qui encadrent le col.

Mais la journée est loin d'être terminée, une très longue descente nous attend, que nous entamons dans  la rocaille, nos porteurs avancent beaucoup plus vite que nous, parfois même en courant  ; nous sommes admiratifs devant leur force, leur discrétion, leur sérénité.

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Descente du Thorung La


La descente qui n'en finit pas fait très mal aux jambes, aussi un arrêt près d'un refuge est le bienvenu.   J'éprouve quelque peine à suivre car mes maux de tête persistent, Lal , notre guide se charge de mon sac. Enfin nous apercevons au loin un village et quelques points de verdure, c'est  MUKTINATH, haut lieu de pèlerinage pour les hindouistes et les bouddhistes.

La masse imposante du DHAULAGIRI (8167 m.) se détache en arrière plan du village, des femmes ont installé leurs métiers à tisser et leurs petits étalages de bibelots en pleine rue.

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Après une bonne douche et une grande lessive à la fontaine , c'est le repos sous un un chaud soleil avec vue imprenable sur le DHAULAGIRI. Nous ne sommes plus qu'à 3800 m. La journée a été rude mais inoubliable. Nous partageons le repas du soir avec un Japonais qui en est à son quatrième trek au NEPAL et qui connaît bien CHAMONIX.

Le lendemain matin de bonne heure, nous visitons le temple hindouiste et le gompa bouddhiste. Guide et  porteurs font leurs dévotions en actionnant des clochettes et s'aspergeant aux nombreuses fontaines, ils ressortent le front maquillé. D'innombrables drapeaux de prières sont tendus à l'extérieur.

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Jarkhot

Nous partons ensuite avec pour objectif  JOMSOM. La piste très large descend à travers les étendues presque désertiques aux très belles couleurs. Nous passons près de JARKHOT, perché sur une crête dans un îlot de verdure.

Petit à petit,  nous nous rapprochons de la vallée de la KALI GANDAKI que nous allons emprunter.


Mise à jour le Mercredi, 13 Juillet 2011 23:41
 
Katmandou - Patan Imprimer Envoyer

VOYAGE TREKKING AU NEPAL-KATMANDOU PATAN

TREKKING AU NEPAL


KATMANDOU  PATAN

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Après 1 h et demie d'avion, nous débarquons sur le petit aéroport de KATMANDOU puis nous nous dirigeons à travers des faubourgs misérables jusqu'à l'hôtel, dans le quartier des touristes de Thamel où nous attend Laurent.

Les rues étroites sont grouillantes, il règne une forte chaleur, c'est la fin de la mousson, le ciel est chargé de gros nuages qui nous empêchent de voir les montagnes environnantes. Le klaxon est roi dans une circulation anarchique de taxis, de scooters puant l'essence, de rickshaws en quête de clients. Les rues plus ou moins défoncées sont bordées de très nombreuses petites boutiques destinées aux touristes. A 18 h la nuit tombe mais les rues restent très animées et les restaurants commencent à se remplir .


Scènes de rue

Le lendemain, nous nous dirigeons vers DURBAR SQUARE, le quartier des temples ; dès que l'on s'éloigne des rues principales qui conduisent vers ce quartier,  on pénètre dans des ruelles plutôt sordides, des enfants jouent parmi les détritus près d'un gros rat crevé...

DURBAR SQUARE est le site de l'ancien palais royal avec tout autour de nombreux temples de tailles et formes diverses,  aux fenêtres ouvragées, aux sculptures en bois peint. Sur les terrasses des temples prennent place parfois des marchands de fruits, légumes ou volailles.

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Temple pagode de Taleju

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Décoration d'un pilier

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Sadhu


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Un sadhu à la chevelure d'une longueur impressionnante est prêt à se laisser photographier mais il pose une condition : "no money, no hair". Marché conclu. Un jeune étudiant népalais se propose de nous guider dans notre visite, il nous sera très précieux en nous dirigeant vers des lieux intéressants, comme la maison de la Kumari (incarnation vivante de la déesse Kali) dont l'entrée est gardée par 2 lions de pierre, la statue de Kala Bhairava réincarnation, sous forme terrifiante, de Shiva.

Après cette visite rapide, nous partons pour la ville toute proche de PATAN, encore appelée LALITPOUR ou "ville de beauté". Là aussi le DURBAR SQUARE mérite que l'on s'attarde avec son palais royal, ses temples de styles divers, ses monastères bouddhiques. Nous entrons dans le temple d'or avec ses cours intérieures, sa décoration très riche, ses tortues sacrées,... Le temple octogonal, le temple aux 1000 bouddhas et bien d'autres monuments mériteraient que l'on s'attarde.


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Temple aux mille Bouddhas

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Statue de la déesse Ganga

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Temple d' or

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Durbar Square et le temple octogonal

HTML clipboard Mais le temps passe et nous regagnons la capitale à la tombée de la nuit. Une longue panne d'électricité plonge soudain la ville dans le noir, nous réussissons tout de même, au milieu de la foule, à regagner l'hôtel. Un représentant de notre agence de trekking nous attend pour nous délivrer nos permis de trekking.


Mise à jour le Mercredi, 13 Juillet 2011 23:44
 
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