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Sur la commune d'Albepierre
Le prieuré Bénédictin de Bredons.XI° Siècle.

Dominant la vallée, le site de Bredons incite à la
méditation etnous imprègne de son rayonnement des siècles passés.
Fondé en 1050 par le Vicomte de Murat,
le monastère relevait de l'abbaye de Moissac ( Tarn )
du même ordre que Cluny.
Les moines bénédictins, outre leur mission d' évangélisation,
diffusèrent leurs idées et leur savoir en matière d' agriculture, et assurèrent
prospérité et protection aux populations.
Les bâtiments du prieuré formaient un carré avec cloître. Démolis
en 1795, il ne reste que
l' église dont le clocher avait en partie été détruit deux ans au auparavant

Le porche d' entrée de l' église

Dominant la vallée, le site de Bredons incite à la
méditation et nous imprègne de son rayonnement des siècles passés. |

L' art roman est ici d' un dépouillement total.Sa beauté
est dans la rigueur des appareils de pierre, les plans des toitures et la qualité des
proportions: c' est l'uvre de maçons |

Le maître-autel date de 1706. C' est le plus important de
la haute Auvergne.
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Non loin du prieuré, dans le village
une magnifique fontaine de pierre
Des concerts remarquables sont donnés en nocturne dans ce cadre admirable.
Par mesure de sécurité, une grande partie du mobilier est actuellement
déposée
au musée de la Haute-Auvergne à Saint-Flour.
COMMUNE D'ALBEPIERRE-BREDONS
EGLISE PRIEURALE DE BREDONS
1050 FONDATION
1060 BERNARD DE BREDONS FAIT DONATION
DE L' EGLISE ST TIMOTHEE A
L'ABBAYE
BENEDICTINE DE MOISSAC
1070 GUILHAUME VICOMTEDE MURAT CONFIRME LA
DONATION
1075 RECONSTRUCTION DE L'EGLISE
1095 CONSECRATION PAR DURAND EVEQUE DE
CLERMONT
XV° LE PRIEURE TOMBE EN COMMANDE
1488 CREATION D'UNE COMMUNAUTE DE PRÊTRES
1601 SECULARISATION DE MOISSAC ET BREDONS
1840 MONUMENT HISTORIQUE |
La passionnante histoire de Bredons.
Fin août 98 Michel Rouche, professeur d' histoire médiévale à la
Sorbonne et auteur à succès, a tenu une conférence sur le thème:" 15
siècles d'histoire de Bredons".
Une histoire jalonnée de luttes intestines, de rivalités pour le partage du pouvoir et
des privilèges. Ainsi il précisait que le nom de Bredons vient du mot celtique dunum,
qui signifie : site élevé, forteresse. Les premiers habitants se sont installés sur des
collines aisément fortifiables, ce qui explique une présence humaine sur le site de
Bredons dès le néolithique.
Un monastère y sera fondé au XI° La communauté ne dépassera jamais 6 moines.
Vers 1704, la cure de Murat est donnée au prieuré.Depuis cette époque, la ville a pour
église paroissiale celle de l' abbaye. Les relations entre Murat et Bredons ne cesseront
de se dégrader, nécessitant parfois l' intervention du pape.Ainsi Urbain II (1088-1099),
qui a prêché la première croisade, doit trancher des procès concernant le prieuré.
Les chanoines de la collégiale Saint-Martin à Murat contestent l'autorité du prieuré
de Bredons. Des différends apparaissent au début du XIV° entre le vicomte de Murat et
le prieuré de Bredons.
S'agissant des eaux que ce dernier avait le droit de prendre pour l' arrosage de ses
prairies. Cette communauté entre en conflit avec les moines de la collégiale Notre-Dame
de Murat.Michel Rouche illustrera ses propos de différents exemples qui montreront que
les rapports entre les Muratais et le prieuré iront parfois jusqu' à l' émeute. La
révolution accentuera cette situation. le conférencier rappellera que l' église a subi
plusieurs transformations : le clocher est détruit en 1795 et les murs sont abaissés de
2 mètres. Elle sera classée monument historique sous la troisième république. La
mairie de Bredons finira par être transférée à Albepierre en 1930.
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Bredons: le trésor des moines.
Le rocher de Bredons a été surélevé d’un château: le Fort de
Beccoïre, construit semble-t-il pour établir un chef lieu de la suzeraineté
royale.
Dans le rocher du côté du village à un endroit escarpé il y a une
caverne profonde, n’y ai-je pas parcouru cent fois le maigre chemin longeant
la montagne pendant mes vacances à la recherche d’un trésor perdu. Sur ce
sentier étrangement au beau milieu il y a un trou, un vide de cinquante
centimètres environ, recouvert et caché par les mauvaises herbes, était-ce
pour protéger le trésor? Ce fameux trésor que les moines auraient
enfouit ici pour éviter qu’il ne tombe aux mains des bandits de grands
chemins et aux pillages.
Cette caverne profonde qui résonne d’un bruit sourd lorsqu’on
expédiait des cailloux et qui s’est bouchée d’éboulis de rocher
volontaire ou non, toujours et-il que quelques aventuriers ont essayé sans
réussite de percer le mystère du gouffre et à ce jour il reste toujours
mystère.
Pierre Lacan
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