Voilà novembre ! Faites provision de bois pour le cantou. Si vous avez été prévoyants vous y dégusterez entre amis de délicieuses châtaignes grillées sur la braise…


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Rubrique A.F Coulon. 2001
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Rubiques de l'année 2001
Le " Typoète" Aurillacois PIERRE DUFOUR vient de nous quitter. Après sa famille, ses deux passions étaient l'imprimerie et la poésie. Il réalisait lui-même ses ouvrages de A à Z dans son atelier  du 21 rue du Val à BELBEX.
Pierre DUFOUR manipulait l'humour par les mots.
Il réalisa aussi un ouvrage remarquable "Un jour le pain nous fut compté" (paru en 2000).
Pour lui rendre hommage je reproduis ici l'un de ses multiples poèmes :

QUATRE AVATARS...
Sur un pur-sang m'étant juché,
j'avais - paraît-il - fière allure !
Mais ça n'a jamais galopé...
la faute à la monture !

Sur mon vélo m'étant couché,
je rêvais d'un Tour sans bavure.
Mais nul soigneur ne m'a dopé.
La faute à ma nature !

Dans une auto m'étant fourré,
ma foi j'ai bouclé la ceinture.
Mais j'ai plutôt mal démarré
La faute à la ouature !

Sur un bateau m'étant hissé
enfin j'approchai l'aventure...
croyez-vous que j'ai navigué ?
La faute à la oualure !

Texte tiré de "Maladie d'humour n'est pas mortelle".



Pierre Dufour à la fête des vieux métiers en juillet 2001

Je suis vraiment abasourdi. je savais qu'il avait un cancer, mais à ma connaissance localisé. c'et vraiment une grande figure de la poésie contemporaine en auvergne qui disparaît, bien qu'il n'ait jamais bénéficié de la moindre médiatisation. Son originalité est totale, tant par ses vers humoristiques que par sa pratique conjointe de la poésie et de l'édition. le typoète, oui, ce nom lui allait admirablement. Il aimait le travail original, dans la plus belle tradition. Je ne me fais pas d'illusion, pas le  moindre article sans doute dans La montagne ou alors peut-être dans l'édition d'Aurillac. Nous ne le verrons plus malheureusement aux fêtes du
livre avec son offset "à bras" comme il disait. Qui vendra aujourd'hui ses ouvrages? Sans doute personne. Merci, André-François de nous avoir communiqué cette triste nouvelle.

Claude Vidal
 

 

Dans ma chronique du mois précédent j’ai voulu rendre hommage aux femmes rondes…
Pour ce premier mois de 2003, j’ai voulu une fois encore rendre hommage à celles à qui appartient le paradis…. du moins je l’espère  !

MONT VÉNÉRÉ

En songe je découvris le jardin du ciel.
Dans ce jardin perpétuel construit à partir d’un identique calcul des masses et des proportions, les harmonies étaient d’une rigoureuse perfection.

L’eau, berceau amniotique, se dispersait en de multiples ruisselets pour y nourrir saules, bouleaux, conifères et bruyères.

Une succession de fruitiers longeait des sentiers cotonneux.

Abricots, pommes, cerises, poires, oranges et figues n’obéissaient plus aux lois des saisons. Leur production était perpétuelle.

Au milieu du Mont Vénéré, un monastère de contemplatives. Réunies au moment de la divine adoration, elles fredonnaient de concert une douce mélopée répétitive semblant remontée du fond de leurs entrailles.

Jamais leurs lèvres ne s’ouvraient.

Ce bourdonnement harmonieux leur mettait l’âme en paix et venait sublimer leur splendide corps féminin pour en détourner l’énergie sensuelle.

Dans ce ciel les Dieux étaient des Femmes…

af. COULON



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