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Plan
de la thèse de CAUMON Laurent
LES ACCIDENTS DE LA
FULGURATION
Thèse du Docteur Laurent Caumon(page 1).
1) LA FOUDRE
A) HISTORIQUE
Depuis
l' aube de l' humanité, l' homme a été terrorisé par la foudre et le
tonnerre. Il a longtemps rattaché ces phénomènes à une cause surnaturelle.
Ainsi la foudre était associée à la colère des dieux et à la notion de
châtiment pour les fautes ou les pêchés. On en retrouve des représentations
chez tous les peuples et dans toutes les religions.
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Dès l' ère préhistorique des peintures
rupestres décrivent la foudre comme une pierre ou une hache lancée du
ciel, détruisant tout sur son passage.
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Pendant l' antiquité, en Mésopotamie (
berceau présumé de l' humanité ) la plus ancienne représentation de la
foudre se trouve sur un sceau de la première époque de BABYLONE datant d'
environ 2000 ans avant J.C.
En ÉGYPTE, le dieu de la foudre se nomme SETH, en INDE INDRA et en chine la
divinité qui présidait au mystère de la foudre était LEITSU. Il avait pour
adjoints, le prince du tonnerre LEIKUNG et la reine de la foudre TIEN MU, qui
est représentée tenant dans chaque main un miroir à l' aide desquels elle
émet de la lumière et des éclairs.
Sur le continent américain, les AZTÈQUES croyaient au dieu TLALOC.
En AFRIQUE NOIRE, depuis des siècles et aujourd'hui encore la puissance de la
foudre est détenue par le sorcier du village.
En EUROPE, chez les grecs, le maître des dieux était ZEUS et son attribut distinctif
était la foudre symbole de sa divinité. Chez les romains l' équivalent était
JUPITER et chez les anciennes peuplades germaniques THOR. Ce dernier avait une
barbe rousse qu' il secouait dans ses moments de colère et d' où s' échappait
alors la foudre.
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En suivant le cours de l' histoire: au Moyen-age,
une très ancienne coutume des paysans français consistait à porter dans
sa poche par temps d' orage une pierre de foudre : une FULGURITE ( roche
formée par la vitrification de sols silicieux sous l' effet de l' intense
chaleur produite par le courant de foudre à son impact au sol ). Ils
récitaient en même temps: "Pierre, pierre, gardes moi du
tonnerre" ou adressaient des prières à des Saints comme Saint Donat,
Saint Aimable et Sainte Barbe.
Toujours au Moyen-age, selon l' église, une "catastrophe
naturelle" était avant tout la punition d' une faute individuelle ou
collective. Aussi, pour lutter contre le pêché, l' église proposait des
" exempla" qui devaient contribuer à imposer des croyances et des
modèles de comportement. La foudre y joue un grand rôle et ils sont la source
de récits spectaculaires mais peu rigoureux.
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Au XVIème siècle on retrouve une
multitude d' informations provenant de traités de naturalistes physiciens,
de météorologues. Notamment il y est décrit des phénomènes précurseurs
d' un orage appelés les " feux de Saint Elme ", qui apparaissaint
aux sommets d' aspérités ou de pointes de toute nature.
Ceux-ci avaient une application pratique pour les navigateurs et dans
certains châteaux. Dès que le temps se couvrait, l' apparition d'
aigrettes lumineuses au sommet de piques verticales avertissaient de l'
approche d' un orage.
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Le XVIIIème siècle marque le début
de l' ère scientifique. la découverte de la nature électrique de la
foudre libère l' homme de ses suspertitions.
Benjamin FRANKLIN (1707-1790) entreprend les premières expériences
sur les décharges atmosphériques et met en évidence la nature électrique
de la foudre au cours de l' expérience du cerf volant (2 septembre 1752).
Il fait d' autres expériences sur les humains et sur les animaux, notamment
sur les poules qu' il électrocute et qu' il réanime.
De 1755 à 1760, ses travaux basés sur l' observation de bâtiments
frappés par la foudre permettent la mise au point du paratonnerre dont il
équipe plusieurs monuments. Cette invention se propage et se vulgarise à
tel point que la mode s' en empare et que l' on propose des parapluies
paratonnerres ainsi que des chapeaux paratonnerres.
La prise de conscience du danger de ces paratonnerres se fait lors de l'
accident mortel du physicien de ST PETESBOURG, le professeur G-WRICHMAN en
1753.
Cet homme fut foudroyé dans son laboratoire alors qu' il tentait de mesurer
l' intensité électrique d' un nuage d' orage. Il avait, pour ce faire,
relié un paratonnerre à un fil de laiton et tentait de mesurer l'
intensité du nuage d' orage à l' aide d' un électromètre de son
invention. Il fut alors, semble-il, frappé par un éclair latéral.
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Le XIX ème siècle n' apporta
que peu de nouvelles connaissances sur la physique de la foudre et des
orages. La photographie naissante avait toutefois permis de prendre de
nombreux clichés d' éclairs et de coups de foudre. Ce qui rendit possible
de préciser des paramètres tels que leur trajectoire, les longueurs de
leur partie visible, et leur durée.
Mais, le XIX ème siècle s' attacha surtout ç rassembler des statistiques
concernant le nombre, la répartition des victimes de la foudre, et les
diverses manifestations par lesquelles elle frappe êtres vivants, édifices
et objets. Au cours de ce siècle 10 000 morts sont attribués à la foudre,
la population rurale constituant l' essentiel des victimes.
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Au XX ème siècle , une percée importante
dans les techniques d' observation photographique de la décharge de foudre
fut rendue possible grâce à l' invention de Sir Charles VERNONBOYS en
1926: la caméra à objectifs tournants.
Elle permettait d' analyser avec beacoup plus de finesse la trajectoire et
le nombre de décharges successives au cours d' un même coup de foudre.
C' est aussi à cette époque qu' apparaît un dispositif qui, pour la
première fois, va permettre une estimation correcte de l' amplitude des
courants de foudre : le barreau magnétique.
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