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- Le foudroiement par induction à distance :
Il est à considérer
comme un cas particulier de foudroiement par éclair latéral.
- Le
foudroiement par tension de toucher :
Dans ce cas, la décharge traverse
presque toujours le corps sans être dérivée par un éclair de surface. Les
conséquences sont donc souvent graves. C'est un mécanisme de mort pour les
personnes abritées de l'orage et qui entrent en contact avec un élément de
l'abri qui les héberge .
- Le foudroiement par tension de pas
:
L'homme est atteint lorsqu'il touche en deux endroits le sol , offrant
ainsi au courant un trajet de moindre résistance . Le chemin à travers le corps
peut être : d'un pied à l'autre (lors de la marche), d'une main à un pied (cas
d'un grimpeur). Selon le trajet, l'homme pourra être par exemple paralysé des
membres inférieurs ,dans le premier cas, ou être victime d'un arrêt cardiaque,
dans le deuxième cas.
2) LES EFFETS
INDIRECTS
La foudre peut déclencher une secousse musculaire
violente qui est capable d'engendrer une chute .
Elle libère également,
pour une personne à proximité du canal de foudre, une énergie thermique et
mécanique se traduisant par les mêmes effets que ceux d'une explosion, qui
peuvent brûler et/ou créer un barotraumatisme. Les lésions classiques sont
les brûlures cutanées, la rupture de tympan, les lésions pulmonaires et les
fractures osseuses.
L'énergie lumineuse est quant à elle, responsable de
lésions rétiniennes et de cataractes à révélation quelquefois tardive.
Il
faut aussi signaler le syndrome de stress post-traumatique parfois très
invalidant, qui est volontiers comparé au syndrome post-traumatique des
traumatisés crâniens.
Certains électropathologistes ont avancé
l'hypothèse que le champ magnétique rayonné par un courant de foudre pourrait
être dangereux pour l'homme. GARY et GOURBIERE (37) ont étudié cette hypothèse
et ont exclu tout risque vital. Ils ont estimé qu'il y avait une grande marge
de sécurité entre les intensités des courants induits et les intensités
dangereuses, compte tenu de la durée très brève d'exposition.
D MANIFESTATIONS
CLINIQUES
1) LA
MORT
Une électrisation risque d'entraîner la mort par trois
principaux mécanismes :
-l'arrêt cardiaque (fibrillation
ventriculaire ou asystolie), -l'inhibition des centres respiratoires, -les
lésions cérébrales graves.
a) L'arrêt
cardiaque.
Arrêt cardiaque par
fibrillation ventriculaire :
Elle constitue la cause de mort
d'origine électrique la plus fréquente et la mieux étudiée. Le risque de
fibrillation ventriculaire lors d'un passage de courant à travers le corps
humain, est majeur au moment de la phase dite vulnérable du cycle
cardiaque. Cette période de vulnérabilité correspond à la première partie de
l'onde T sur l'ECG et constitue 10 à 20% de la durée du cycle (soit 100 à 200
millisecondes). Le seuil de fibrillation ventriculaire (intensité minimale
de courant en fonction du temps susceptible de déclencher une FV est surtout
connu pour les courants alternatifs de fréquence industrielle. Selon une
étude des experts de la Commission Électrotechnique Intemationale concernant
le seuil létal des courants de foudre, il est établi que ce seuil serait de
9 Joules /500 Ohms soit 18 millijoules 'Ohm.
BERGER et BIEGELMER ont
calculé que la probabilité pour qu'une décharqe descendante négative, unique
ou multiple, atteigne le cœur pendant la phase vulnérable est de 0.33. Ce
résultat est en accord avec les statistiques de foudroiements
mortels suscités.
- Arrêt
cardiaque par asystolie :
Certains auteurs pensent que le courant
de foudre traversant le c~e provoquerait plutôt une asystole qu'une
fibrillation ventriculaire.
. ANDREW a réalisé une étude sur la
physiopathologie des décès secondaires au foudroiement, en fulgurant des
moutons en laboratoire. Il a constaté dans la totalité des cas une asystole
suivie d'une tachycardie. Il explique ce fait par une stimulation du nerf
vague qui conduit à l'asystolie. la tachycardie qui s'en suit serait due à
une augmentation du taux d'adrénaline circulante vérifiée par les dosages
biologiques.
Ce fait se retrouve dans les publications, où le premier
ECG, révèle plus souvent une asystolie qu'une fibrillation ventriculaire.
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