Septembre est là. On l'espère beau sur le Cantal. C'est la plus belle saison pour randonner sur le massif !


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These du Docteur Caumon sur les accidents de la fulguration (15)
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- Le foudroiement par induction à distance :


Il est à considérer comme un cas particulier de foudroiement par éclair latéral.


- Le foudroiement par tension de toucher :

Dans ce cas, la décharge traverse presque toujours le corps sans être dérivée par un éclair de surface. Les conséquences sont donc souvent graves. C'est un mécanisme de mort pour les personnes abritées de l'orage et qui entrent en contact avec un élément de l'abri qui les héberge .

- Le foudroiement par tension de pas :

L'homme est atteint lorsqu'il touche en deux endroits le sol , offrant ainsi au courant un trajet de moindre résistance . Le chemin à travers le corps peut être : d'un pied à l'autre (lors de la marche), d'une main à un pied (cas d'un grimpeur).
Selon le trajet, l'homme pourra être par exemple paralysé des membres inférieurs ,dans le premier cas, ou être victime d'un arrêt cardiaque, dans le deuxième cas.

2) LES EFFETS INDIRECTS

La foudre peut déclencher une secousse musculaire violente qui est capable  d'engendrer une chute .

Elle libère également, pour une personne à proximité du canal de foudre, une énergie thermique et mécanique se traduisant par les mêmes effets que ceux d'une explosion, qui peuvent brûler et/ou créer un barotraumatisme.
Les lésions classiques sont les brûlures cutanées, la rupture de tympan, les lésions
pulmonaires et les fractures osseuses.

L'énergie lumineuse est quant à elle, responsable de lésions rétiniennes et de cataractes à révélation quelquefois tardive.

Il faut aussi signaler le syndrome de stress post-traumatique parfois très invalidant, qui est volontiers comparé au syndrome post-traumatique des traumatisés crâniens.

Certains électropathologistes ont avancé l'hypothèse que le champ magnétique rayonné par un courant de foudre pourrait être dangereux pour  l'homme. GARY et GOURBIERE (37) ont étudié cette hypothèse et ont exclu tout risque vital.
Ils ont estimé qu'il y avait une grande marge de sécurité entre les intensités des
courants induits et les intensités dangereuses, compte tenu de la durée très brève
d'exposition.

D MANIFESTATIONS CLINIQUES

1) LA MORT


Une électrisation risque d'entraîner la mort par trois principaux mécanismes :


-l'arrêt cardiaque (fibrillation ventriculaire ou asystolie),
-l'inhibition des centres respiratoires,
-les lésions cérébrales graves.

a) L'arrêt cardiaque.

Arrêt cardiaque par fibrillation ventriculaire :

Elle constitue la cause de mort d'origine électrique la plus fréquente et la mieux étudiée.
    Le risque de fibrillation ventriculaire lors d'un passage de courant à travers
le corps humain, est majeur au moment de la phase dite vulnérable du cycle cardiaque.
Cette période de vulnérabilité correspond à la première partie de l'onde T sur l'ECG
et constitue 10 à 20% de la durée du cycle (soit 100 à 200 millisecondes). 
Le seuil de fibrillation ventriculaire (intensité minimale de courant en fonction du temps susceptible de déclencher une FV est surtout connu pour les courants alternatifs de fréquence industrielle.
Selon une étude des experts de la Commission Électrotechnique Intemationale
concernant le seuil létal des courants de foudre, il est établi que ce seuil serait de 9
Joules /500 Ohms soit 18 millijoules 'Ohm.

BERGER et BIEGELMER  ont calculé que la probabilité pour qu'une décharqe
descendante négative, unique ou multiple, atteigne le cœur pendant la phase vulnérable
est de 0.33. Ce résultat est en accord avec les statistiques de foudroiements mortels
suscités.

- Arrêt cardiaque par asystolie :

Certains auteurs pensent que le courant de foudre traversant le c~e
provoquerait plutôt une asystole qu'une fibrillation ventriculaire.

. ANDREW  a réalisé une étude sur la physiopathologie des décès secondaires au
foudroiement, en fulgurant des moutons en laboratoire. Il a constaté dans la totalité des
cas une asystole suivie d'une tachycardie.
Il explique ce fait par une stimulation du nerf vague qui conduit à l'asystolie. la
tachycardie qui s'en suit serait due à une augmentation du taux d'adrénaline circulante
vérifiée par les dosages biologiques.

Ce fait se retrouve dans les publications, où le premier ECG, révèle plus souvent une
asystolie qu'une fibrillation ventriculaire.

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