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Thèse du Docteur Laurent Caumon(page 10).
4 Coup de foudre par tension de pas
Il a lieu lorsqu'un individu se trouve à proximité d'un impact de foudre au sol. Le courant s'écoule dans la terre où il diffuse
autour d'un point d'impact.
Du fait de la résistivité électrique du sol, il se crée un gradient de potentiel, ce qui signifie qu'entre deux points proches situés à la
surface du sol, va apparaître une différence de potentiel.
Si ces points sont les points de contact des pieds d'une personne, cet individu va être parcouru par un courant de dérivation et
pourra être très fortement commotionné . C'est d'ailleurs la cause la plus fréquente de
foudroiement du bétail, du fait de la grande distance entre les pattes avant et les
pattes arrières, et de la présence du cœur sur le trajet du courant.
5 Un phénomène particulier : la foudre en boule
. Elle est le plus fréquemment associée à un coup de foudre normal au cours duquel, on observe souvent une disparition de
l'illumination du canal de foudre en chapelet. Suite auquel il subsiste, après
extinction, une série de sphères lumineuses.
Le phénomène se présente le plus souvent comme une sphère de 20 à 40 centimètres de diamètre, de couleur jaune orange,
enveloppée d'un halo ou d'une chevelure de couleur bleuâtre qui fait penser à
d'un effet couronne.
Sa température pourrait atteindre 10 000° C.
Elle est quelquefois accompagnée d'un sifflement ou d'un crépitement qui évoque le bruit produit par l'effet couronne.
L'odeur est sulfureuse.
Elle se déplace suivant certaines trajectoires caractéristiques. Le globe lumineux tombe d'abord verticalement, puis à l'approche du
sol, il change brusquement de direction et continue à se déplacer horizontalement
suivant généralement un trajet en méandres.
Sa vitesse ne dépasse pas 1 à 2 mètres par seconde, et sa durée de vie se situe autour de 5 secondes.
Selon l'importance des dégâts engendrés et selon que sa trajectoire se termine en douceur ou par une explosion, l'énergie
dégagée peut être extrêmement variable.
Les tentatives d'explications théoriques bien que très nombreuses ne parviennent pas à expliquer de façon convaincante la durée
relativement longue du phénomène. Et à plus forte raison comment la boule peut
traverser des cloisons matérielles telles que portes ou fenêtres, et pourquoi tantôt se
dissipe-t-elle sans dommage et tantôt explose-t-elle en dégageant une énergie
considérable.
En 1970, suite à un incendie de grange sur la commune de La Fage Saint-Julien au
Viala dans le département de la LOZERE, les sapeurs pompiers de Saint Chély d'Apcher ont découvert une masse de forme arrondie, d'environ 30 centimètres de
diamètre constituée de fragments de tuiles et de pointes au sein d'un amalgame de
roche fondue.
Le propriétaire de la grange, qui a assisté au foudroiement du bâtiment, dit avoir vu
passer une boule de feu qui a rasé le sol en traçant une tranché de quelques
centimètres de profondeur jusqu'au fond de la grange. Une fois l'incendie éteint, la
masse rocheuse a été retrouvée au bout de la tranché contre le mur du fond de la
grange. Cet objet constitue-t-il un « vestige ii de foudre en boule refroidie ?
Nous avons montré les photographies de cette masse à Monsieur GARY, éminent spécialiste de la physique de la foudre, lors du Congrès foudre et montagne de juin
1997 qui a eu lieu à CHAMONIX. Celui-ci dit que l'aspect de cette masse serait
compatible avec celui d'une grosse fulgurite mais il reste difficile d'expliquer :
. l'aspect arrondi de la masse,
. " l'agglutination" des différents matériaux qui semblent avoir
été comme aimantés lors du passage de la foudre en boule.
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