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These du Docteur Caumon sur les accidents de la fulguration
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Thèse du Docteur Laurent Caumon(page 5).

+ Facteur géologique

Ainsi on a remarqué que les failles humides, nappes d'eau, et terrains
marécageux induiraient une attirance préférentielle pour la foudre

+ Concentration ionique de l'air

Elle n'aurait que peu d'influence sur le trajet de la décharge.
Il se pourrait cependant que l'ionisation des flammes et des fumées
puissent avoir un tel effet.

Mais il faut aussi savoir que l'impact au cours d'un coup de foudre ne se décide en fait qu'au tout dernier moment de la descente du canal ionisé. Lorsque celui-ci ne se trouve plus qu'à une centaine de mètres au dessus du sol. Ce sont donc des conditions tout à fait locales qui peuvent avoir une action à ce moment.

b) Les séquences d'un coup de foudre

1° Le traceur

La différence de potentiel entre le nuage et le sol bien que
très élevée, ne permet pas d'emblée la formation d'un arc électrique, mais elle va créer une ionisation progressive de l'atmosphère.

Cette pré-décharge a son origine :

+soit dans le nuage et elle progresse alors en direction du sol.
+ soit au niveau du sol et progresse vers le nuage.
Tout se passe comme si le canal ainsi formé établissait entre le sol et le nuage un pont suffisamment conducteur pour préparer la voie au
coup de foudre proprement dit.

On différencie tout d'abord les coups de foudres selon le
sens de développement du traceur, axe ascendant ou descendant, et
secondairement selon le sens d'écoulement du courant principal.
Conventionnellement on définira le coup de foudre négatif lorsque la partie négative du nuage se décharge et le coup positif lorsque c'est la partie positive du nuage (un îlot positif est inséré le plus souvent à la base du nuage) qui se décharge. Dans nos climats les coups positifs représentent environ 10 % des foudroiements.

2° Le courant d'arc en retour

Lorsque le traceur ascendant atteint le nuage ou lorsque le traceur descendant entre en contact avec le traceur ascendant développé à partir d'une aspérité, il s'établit alors un court circuit. Il va permettre le passage d'un courant de forte intensité. On observe à ce moment un trait fortement lumineux : c'est l'arc en retour.
En général, un coup de foudre complet dure de O,2 à 2 secondes et comporte en moyenne 4 arcs en retour.
Plusieurs décharges peuvent ensuite se développer dans le canal fortement ionisé, on les désigne par coups subséquents.
Les décharges subséquentes sont précédées d'un traceur beaucoup plus rapide continu appelé trait pilote. Enfin dans l'intervalle entre les décharges, qui sont des courants de forte intensité, un faible courant de l'ordre de quelques centaines d'ampères continue à s'écouler dans le canal ionisé. C'est le courant persistant qui écoule une partie non négligeable de la charge totale d'un coup de foudre.

c) Les formes de coups de foudre

On distingue deux formes de coup de foudre :

1° Les coups de foudre ascendants

Dans un champ négatif, les effluves d'effet
couronne qui apparaissent au sommet des aspérités du sol sont des effluves positives puisque par effet d'induction le sol porte des charges positives.
A partir d'une certaine taille de l'aspérité, entraînant une certaine intensité d'effluves, le phénomène se modifie brusquement. L'effluve se
transforme alors en une décharge ascendante : coup de foudre ascendant.
Au cours de cette progression, le traceur se ramifie plusieurs fois vers le haut.

2° Les coups de foudre descendants

C'est le cas le plus fréquent. Le traceur progresse en direction du sol par bonds successifs de quelques dizaines de mètres avec des
temps d'arrêt de 40 à 1O0 micro-secondes entre chaque bond s'il est négatif, et de façon continue s'il est positif.

Dès que la partie du traceur s'approche du sol, les effluves d'effet couronne, issues d'une saillie, se transforment brusquement en
traceur ascendant dans la direction du traceur descendant. Il s'établit alors un court circuit entre nuage et sol permettant le passage d'un courant de forte intensité : c'est l'arc en retour.

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