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Thèse du Docteur Laurent Caumon(page 8).
e) La température
Elle atteint jusqu'à 30 000°C, ce qui provoque une ionisation importante de l'air.
Le retour à l'état "normal" des atomes ionisés produira l'énergie lumineuse des éclairs.
f) Le tonnerre
Lorsque le courant d'arc en retour s'écoule, des forces électrodynamiques produisent une striction du canal, jusqu'à le rendre très étroit.
L'élévation de pression d'origine électrodynamique est évaluée à 2 ou 3 atmosphères.
Elle disparaît quand l'éclair s'éteint, si bien que l'on peut dire que le cœur
du canal explose, produisant une violente onde de choc acoustique.
L'intensité de l'onde de choc ainsi que de l'onde sonore,
qui apparaît après quelques dizaines de mètres, dépendent de l'intensité du courant
de foudre mais sont aussi conditionnées par la brièveté de l'impulsion de ce courant.
Dans le cas des éclairs intra-nuages, les courants s'écoulant dans le canal ionisé sont moins intenses. C'est pourquoi la pression
acoustique de l'onde sonore produite est aussi beaucoup plus faible.
La succession de grondements et de claquements constitue une véritable "signature sonore" d'un coup de foudre car les fréquences
élevées engendrées par l'onde de choc se propage perpendiculairement au canal
alors que les basses fréquences rayonnent de façon omnidirectionnelle. Il en résulte
que selon l'orientation d'un segment élémentaire par rapport à l'observateur, le bruit
sera perçu comme un claquement sec ou un bruit sourd.
Schéma n°8 :

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