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Les historiens font remonter les premiers éclairages publics au XVIIe siècle lorsque Nicolas de la Reynie, lieutenant général de la police de Louis XIV, confronté à des graves problèmes d'insécurité, fit installer une lanterne suspendue à chaque coin et milieu de rue de Paris mais il faut attendre la deuxième moitié du XIXe siècle pour voir se répandre l'éclairage public dans tout le pays, le plus souvent au gaz.

eclairage public noelEclairage public et festif à Aurillac

L'utilisation de l'électricité dans l'éclairage public fait son apparition à Paris en février 1879 ; pour les grandes villes du pays, la généralisation de l'éclairage public à l'électricité s'étalera de 1910 à 1940.

Avec le développement économique et le progrès technologique (néon), l'éclairage nocturne a gagné les vitrines des magasins et les enseignes lumineuses se sont multipliées, l'éclairage devient un business florissant.

Cette débauche de watts se traduit en chiffres qui donnent le tournis, la France compte 11 millions de lampes et lampadaires et 3,5 millions d'enseignes lumineuses.

Cependant, dès 2009, des opérations telles que Le jour de la nuit incitent les grandes villes et les magasins à éteindre la lumière, à faire cesser, pendant quelques heures, ce qui est désormais appelé « pollution lumineuse », afin de redécouvrir le ciel étoilé, sans grand succès en dehors de l'opération elle-même.

En 2022, la crise énergétique, conséquence de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, nous contraint à revoir notre usage collectif et individuel de la fée électricité.

Relativement peu sensibles à la pollution lumineuse ayant envahi nos villes, le serons-nous davantage à la raréfaction et au renchérissement de la ressource ?

De progrès ayant concouru à la sécurisation des biens et des personnes, l'éclairage public est devenu un enjeu écologique et économique, illustrant les dérives qui découlent parfois (souvent ?) d'un usage abusif des ressources. A méditer !

DTF, nov 2022