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  • Bandeau perso 17-19
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Maison « Murat-Sistrières »

Maison Murat Systriere

Cette maison est le berceau d’un personnage important, le Général Murat-Sistrières, né en 1765. 

Ce personnage n’a aucune parenté avec le Général MURAT (1767 – 1815) qui épousa la sœur de Napoléon, Caroline Bonaparte en 1800 et qui devint Maréchal de France et Roi de Rome.

 

Blason

 

    

 

 

Pons DESISTRIÈRES, juge d'appeaux et lieutenant général du baillage de Vic-sur-Cère †1710

                                                    

Madeleine de LEYGONIE,1675-1721 François CONDUCHER, sieur de Las Douloux 1673-ca 1739  Claire FROQUIÈRES 1678 Pierre SÉRIEYS †1733/ Catherine DELSOL Antoine LESCURE Geneviève PAGÈS de VIXOUZE 1675-
   

Gabriel Joseph DESISTRIÈRES, juge d'appeaux et lieutenant général du baillage de Vic-sur-Cère †1745

 

Françoise de CONDUCHER,

héritière de Las Douloux 

1703-1777

Jean Joseph SÉRIEYS 1705 Anne LESCURE 1703
                       
François Michel (anobli) de MURAT-SISTRIÈRES, seigneur de La Devèze 1730-1809 Jeanne SÉRIEYS, dame de Las Doulours 1735-1780

Général Michel dit Amaranthe de MURAT-SISTRIÈRESbaron de l'Empire 1765-1826
 

 

Dates marquantes de la vie de Michel de Sistrière-Murat :

Naissance:1765

Sert dans l'armée comme aspirant à partir de 1776. ( 11ans)

Embrasse la cause de la Révolution en prenant comme prénom républicain : Amaranthe, puis fait les guerres de la Révolution et de l'Empire où il gagne le grade de général.

Se marie le 29 janvier 1799 avec Françoise-Élisabeth Coffinhal, fille de Jean-Baptiste, commissaire au tribunal civil d'Aurillac qui procède aux ventes des biens d'immigrés, et nièce de Jean-Baptiste Coffinhal (1762-1794), vice-président du Tribunal révolutionnaire. Il acquiert ainsi une partie des biens confisqués aux famille de Comblat et Pagès des Huttes que son père haïssait et qui se retrouvent entièrement ruinées.

Entre en service le , comme élève d’artillerie, devient sous-lieutenant à la suite de l’infanterie le , et le , il est lieutenant dans le légion de Maillebois.

Sert en Hollande, de 1783 à 1786, et le , il passe major de la garde nationale de Vic-sur-Cère.

  Nommé lieutenant l, a12e régiment d’infanterie, et le , adjudant-major au 3e bataillon des grenadiers à l’armée du Nord, passe lieutenant-colonel le  suivant à la légion du Centre.

Nommé chef de brigade le , au 20e régiment de chasseurs à cheval. Il est blessé lors d’une escarmouche le  à Jamoigne, il est suspendu de ses fonctions le même jour pour ses origines aristocratiques.

Promu général de division provisoire le , et commandant de Givet en remplacement du général Élie, par les représentants du peuple Hentz, Massieu et Bô.

Le , il commande la 2e division de l’armée des Ardennes, et il est remplacé le , par le général Charbonnier, avant d’être de nouveau suspendu de ses fonctions en .

Intallé à Vic-sur-Cère, il devient assesseur du juge de paix du canton, et il est autorisé à prendre sa retraite comme chef de brigade le .

Il reprend du service dans les gendarmes d’ordonnance de l’Empereur le , il est nommé maréchal des logis le , puis chef d’escadron au 4e régiment de cuirassiers le .

En 1809, il participe à la campagne d’Allemagne et d’Autriche, et il est blessé le , à la bataille d’Essling de plusieurs coups de sabre, ainsi qu’à la bataille de Wagram le , de deux coups de feu à la cuisse droite et à la tête.

Il devient colonel à la suite du 4e régiment de cuirassiers le , et chevalier de la Légion d’honneur le  suivant.

Colonel du 9e régiment de cuirassiers le , il fait la campagne de Russie en 1812. Il est blessé le , à la bataille de Borodino, d’un coup de biscaïen à la hanche gauche, et il est élevé au grade d’officier de la Légion d’honneur le  suivant.

En 1813, il participe à la campagne de Saxe, et le , il est amputé de la cuisse droite à la Bataille de Dresde. Il est promu général de brigade le , et il est admis à la retraite le jour même.

Lors de la première restauration, le roi Louis XVIII le fait chevalier de Saint-Louis le .

Il est président du conseil général du Cantal de 1814 à 1818.

Il meurt le , à Vic-sur-Cère  "

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Notes 

  • Le 10 septembre 1759, un arrêt rendu par la Cour des aides de Clermont, le condamne à 2 000 livres d'amende pour n'avoir point justifié des titres en vertu desquels il prenait le titre d'écuyer, de chevalier seigneur, de grand bailli de Carladès,. Que sur la plainte rendue au même tribunal, par le sieur Desistrières, contre le sieur Rongier et autres, qu'il accusait d'avoir substitué les les mots Noble et Messire à ceux de Maître et Monsieur, qui se trouvaient dans des actes de famile du sieur Desistrières, il fut lui-même décrêté de prise de corps ainsi que le sieur Pagès, procureur au baillage de Vic. Que toute cette procédure ayant été envoyée au Grand-Conseil, le Sieur Desistrière crut qu'il était plus prudent de terminer une affaire si fâcheuse pour lui, qu'il y parvint, aux termes d'un traité passé au mois de juin 1765 et que ce traité dont il s'agit n'a été homologué dans cette juridiction qu'au mois de Décembre 1775 seulement? On trouvera des détails plus circonstanciés sur toute cete affaire dans le mémoire du sieur Deshuttes, page 6 et suivantes, jusqu'à la page 11; la suppression de ce mémoire a été inutilement demandée par le Sieur Sistrières ..." (Mémoire pour Anne-Marie de Filiquier, demoiselle à peine majeure, accusatrice, contre le Sieur Desistrières, lieutenant général du baillage de Vic en Carladès, accusé de rapt de séduction d'enlèvement, etc. et la Dame veuve De Rives, sa soeur, accusée de complicité. - À Paris, chez Knapen et fils, libraire imprimeur de la Cour des Aides, au bas du Pont aint- Michel. M DCC. LXXXVIII. (Dr DeRibier, Recherches)
  • 1762. Factum pour et contre les qualités de noblesse des familles de Sistrières, de Vic, et de Leygonie, d'Aurillac. 4 pièces imprimées. AD15 - 189 F 2

D'après Aigueperse, Jean (sic, Jean-Baptiste le frère ?) de Sistrières-Murat, lieutenant-général au baillage de vic, est l'auteur de:

  • Histoire d'Auvergne, Paris, 1782. (recension dans le Journal des saants, Avril 1783, p. 762. "Histoire de l'Auvergne. Première partie. Par le Vicomte de Sistrières-Murat. A Paris, chez Cussac, Libraire, rue du Vieux Colombier. 1782, in-12°, avec approbation et privilège du roi, 230 p.. L'histoire particulière de l'Auvergne nous manquait. M. le Vicomte de Sistrières-Murat a réuni les recherches de plus de vingt années à celles de son bisaïeul, pour ériger à sa patrie un trophée dont elle était digne. ... Ouvrage distribué en huit livres. ... "
  • Discours sur l'origine des lois, FM, 1769, 54 p. BNF

Et de :

  • "D.B.D.M.B.S.D. et L. Gén. du pays de Carladez (Desistrères-Murat), L'Art de cultiver les pays de montagne et les pays froids, ou Essai sur le commerce et l'agriculture particulière aux pays et montagnes d'Auvergne, Londres et Paris, Grangé, 1774, in-12°.
  • Procédés et mécanismes nouveaux et rectifiés sur l'art de la fromagerie;
  • Cours de théorie et de pratique expérimentale d'agriculture, etc, etc, etc.
  • 3090 Concours de la Législation, avec l'Agriculture, les arts et le commerce des siècles modernes, assortis avec la théorie agraire, le régime rural, et en partie à l'aide des mécanismes inventés ou rectifiés par l'auteur .... par Desistrières-Murat, avec le concours de Murat-Sistrières, son fils, maire de Vic, imprimé en pluviose an XI (1803) in-12, br. (Catalogue des livres, dessins et estampes de la bibliothèque de feu M. J-B Huzard, P. Le Blanc.
  • Duel contre Jean-François Pagès des Huttes : - Le 14 octobre 1763, il y eut sur la Grad Place d'Aurillac entre M. de Sistrières et Jean-François Pagès des Huttes, un duel qui donna lieu à l'ouverture d'une information et la publication de plusieurs factums.

- Mémoire ... pour François-Michel de (Murat-)Sistrières (1730-1809), baron de Murat, contre Jean-François Pagès des Huttes, Germain Bertrand, et Pierre Sabatier, 1776, in-8°, 40 p., imprimerie de Grangé, AD15.

Pagès des Huttes répond en disant qu'il n'a pas été l'agresseur puisque son épée était rouillée et que c'est à grand peine qu'il l'a tirée de son fourreau.

Sistrières répond au reproches de "hauteur insoutenable" qu'on lui fait par la production d'une généalogie de Sistrières. Mais il appert, lorsqu'on veut la vérifier que les registres de baptême de Jou-sous-Montjou où il a été baptisé ont disparu, et on saura beaucoup plus tard qu'ils sont ches le sieur Fontanges, fermier à Las Douloux, compère de M. de Sistrières. On s'aperçoit aussi que MaîtreRrougier, notaire à Vic, et ami de M. de Sistrières, a ajouté des titres de noblesse dans des anciens actes notariés, et remplacé les mots "Maître", par les mots "" et "Messire." (AD 15, Fonds non classé, C. Grimmer, p. 148)

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  • Création du comté de Murat-Sistrières en Corse.

- Après 1758, François-Michel se pouvoit à la Chancellerie pour obtenir des lettres de recognition de noblesse et de descendance des anciens vicomtes de Murat. Il demande en outre, la réunion de plusieurs fiefs et terres, ainsi que des justices qui en dépendaient pour être constituées sous les nom et titre de "vicomté de Murat-Sistrières". A l'appuis, il produit une généalogie imprimée remontant à 1456.
Mais l'intendant de la province opposa dans son rapport, que les fiefs et terres dont la réunion était demandée étaient de peu d'importance, qu'ils ne consistaient qu'en quelques cens et rentes dispersés dans plusieurs paroisses; que toutes ces justices ne comportaient que quelques justiciables ne dépassant pas le nombre de vingt, et qu'il n'y a pas dans tout cela pas même un lieu assez considérable pour faire le siège d'une seigneurie.
François Michel Desistrières ne se découragea pas et finit par obtenir de la Chancellerie en septembre 1776 les lettres d'érection de sa chatellenie de Murat, mais assises sur des terres incultes concédées par le roi au milieu du maquis en Corse:
"Louis, par la grâce de Dieu, etc... par nos lettres du 22 Avril dernier, avons jugé à propos DE CONCÉDER au sieur Jacques Aymar de Sistrières, chevalier de Murat, major de Calvi, et au sieur François-Michel de Sistrières, baron de Murat, bailli et sénéchal d'appeaux, d'épée et de robe du Carladès, et lieutenant général dudit pays, à Vic en Auvergne,
27000 arpents de terres incultes dans nos domaines de la province de Calvi, et d'en former un fief et seigneurie sous les nom, titre et dignité de Vicomte de Murat, à charge pour eux de justifier, dans les formes ordinaires par la présentation de preuves de leur noblesse, qu'ils sont susceptible de ce titre et dignité.(...)"
"Les biens de Jean de Murat ayant été confisqués pour félonie en 1444".

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BB10/21

 

 

 

 

 

 

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Personnages du XVII au XIX eme

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