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L’organisation, les 23 et 24 juin 2018, de la  Première Rencontre des sites Historiques Grimaldi de Monaco avec la participation des représentants du Carladès et de la ville de Menton, est l’occasion de revenir sur les liens historiques existant entre cette dynastie et le Cantal, liens régulièrement entretenus par le Prince Albert II de Monaco.

Monaco LeRocherLe Rocher de Monaco

En 2014, la célébration du centenaire du rachat du rocher de Carlat par la famille en 1914 donna lieu à une visite officielle du Prince Albert II de Monaco et de son épouse Charlène dans le Cantal. A cette occasion, ont été posés les jalons d'un projet de visite virtuelle de l’ancienne forteresse de Carlat, projet qui a vu le jour en août 2017. Qui sait ? Les origines cantaliennes de Thomas Fouilleron, alors directeur des Archives et de la Bibliothèque du palais princier de Monaco, ont peut-être à voir avec cette découverte par le prince Albert des terres françaises appartenant toujours, malgré quelques péripéties historiques, à la famille Grimaldi.

plaque carlat

Il est temps de faire un petit retour en arrière pour en savoir plus sur l’origine de ces liens entre le rocher de Monaco et le rocher de Carlat (Cantal). En 1643, en remerciement pour l’aide apportée à la France dans le conflit l’opposant à l’Espagne, le roi Louis XIII attribue à Honoré II de Grimaldi, prince de Monaco, le Vicomté de Carlat, rebaptisé dans le même temps Comté du Carladès.


reconstitution forteresseMaquette de la forteresse par Daniel Georgin, cuite par Geneviève Delbert

 Alors qu’Henri IV avait rasé la forteresse de Carlat (Cantal) quelques années auparavant pour la punir de son insoumission et de sa tendance certaine aux complots, la centaine de paroisses sous la protection du nouveau comté dont Saint-Santin Cantalès, Laroquebrou, Arnac, Saint-Gérons ou encore Glénat en Châtaigneraie cantalienne va connaître 150 années de vie paisible malgré les nombreuses tentatives du baillage d’Aurillac pour mettre le grappin sur ces terres monégasques.
chateau des montalChâteau des Montal à Laroquebrou
Qui, à part les vieilles pierres du château, se souvient que, pendant 150 ans, Laroquebrou, partie intégrante du Comté du carladès, a appartenu aux Princes de Monaco ?

Par la suite, les biens seigneuriaux ayant été systématiquement confisqués par la Révolution Française, le Comté du Carladès, propriété des Grimaldi de Monaco, a lui aussi été saisi. La plate-forme du Rocher de Carlat a été vendue comme bien national en 1791, puis acquise par la Société de Haute Auvergne en 1910 avant d’être rachetée en 1914 par Albert 1er, prince régnant de Monaco.

arbre de CarlatL'arbre de Carlat, désormais le seul occupant du rocher

Et si le Prince Rainier III de Monaco n'avait pas donné son autorisation, serait-il aujourd'hui interdit d'escalader le rocher de Carlat ?

En revanche, Louis II de Monaco a été le dernier à porter le titre français de Comte du Carladès. En effet, en 1919, au sortir de la première guerre mondiale et pour éviter que le titre de prince régnant de Monaco n’échoit à un prince allemand, Raymond Poincaré, alors Président du Conseil et ancien avocat des Grimaldi, incita Louis II, sans descendant, à légitimer Charlotte, sa fille née d’une relation adultérine, future mère de Rainier III. A cause de cette filiation féminine, illégitime et adoptive, le titre français de Comte du Carladès ne peut plus être porté par les Princes de Monaco.

sites historiques Monaco

Fort heureusement, des opérations telles que la visite virtuelle de la forteresse de Carlat ou l’organisation de la première rencontre des sites historiques Grimaldi de Monaco à Monaco sont de nature à maintenir la mémoire de cette tranche d’histoire qui unit les deux rochers, de Monaco et de Carlat (Cantal).

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Evénements du XVII- XIX siécle

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